A la veille de la prise de décision finale au Parlement européen
et a la Commission européenne sur la directive postale européenne, Eurofedop
a mené une action a Maastricht.
Eurofedop se soucie sérieusement de la position des travailleurs du secteur
postal une fois que le marché postal sera totalement ouvert a la concurrence.
Les conditions de travail, la concurrence loyale et le service universel
sont menacés..

En vue des débats et du vote qui auront lieu prochainement au Parlement
européen, et étant donné l'action postale qui est prévue pour le 6 juin,
Eurofedop a de nouveau expliqué ses points de vue et a remis une résolution
contenant ses exigences a Monsieur Mathieu Grosch, Europarlementaire, le
1 juin.
Au cours de la conférence européenne, organisée par le BVPP, syndicat néerlandais
pour le personnel du secteur postal, a Maastricht, la these suivante a été
soumise aux participants : << La libéralisation du secteur postal n'a jusqu'a
présent produit que des perdants ?! >>. Monsieur Nieuwenhoven, Directeur Affaires
sociales du VNO NCW (organisation des entreprises), s'est prononcé tres favorablement
au sujet de la libéralisation. << La sécurité d'emploi doit céder la place
a la sécurité de travail et il n'est pas du tout question de perdants, car,
pour le client/consommateur, la situation progresse >>.
Monsieur Hessels, membre du CDA (démocrates chrétiens) et membre de la chambre des représentants des Pays-Bas, a critiqué le rôle joué par le gouvernement dans la discussion sur les conditions de travail. La concertation a ce sujet devrait etre une question uniquement réservée aux employeurs et aux travailleurs, selon Monsieur Hessels. Son avis n'est pas partagé par ses collegues démocrates sociaux qui sont pour un rôle joué par le gouvernement par rapport aux questions de la composante sociale (le salaire minimum par ex.). L'entreprise postale néerlandaise TNT a aussi été représentée. Son porte-parole Monsieur Dietz a parlé avec enthousiasme de la mission et de l'action de la TNT.

Évidemment, lui aussi n'était pas d'accord avec la these soumise. << La libéralisation favorise notamment l'innovation qui, finalement, assurera la santé du marché postal, les monopoles ne sont pas désirables >>, ainsi Monsieur Dietz. En réponse a la question combien de licenciements les 'mesures d'efficacité' engendreront, Monsieur Dietz a répondu que la discussion sur l'emploi et les conditions de travail est une discussion tres compliquée et sensible. Les présentations des différents orateurs étaient suivies d'une discussion intéressante entre les membres du panel et les délégués syndicaux. Une fois de plus, il est devenu clair que, pour les orateurs, le point focal c'est le client et pour les syndicats c'est le personnel.
Aussi, les syndicats
ont précisé qu'ils ne sont pas aveuglement contre la libéralisation, ils
se rendent bien compte que le monde change. Willi Russ, président de la
DPVKOM (Allemagne), l'a résumé comme suit : << La concurrence oui, mais pas
sur le dos du travailleur >>.
Finalement, Monsieur Grosch a parlé en sa fonction d'Europarlementaire
et de membre de la commission Transports et Tourisme. Il a expliqué que
le Parlement européen a montré les dents au cours du débat sur la directive
sur les services. Et a fait de meme, au cours du débat sur la directive
postale. Le Parlement n'accepte pas automatiquement tout ce que la Commission
européenne propose.
Futurs développements
Le 4 juin, un débat s'est tenu dans la commission Transports du Parlement
européen. Veuillez en trouver un rapport en annexe.
Le 18 juin, la commission Transports votera sur le rapport. Le rapport sera
également débattu a la session pléniere du Parlement européen a Strasbourg
en juillet.
N.B. Nous indiquons cette date sous réserve. Vu le nombre des amendements
introduits au rapport (600), la procédure peut assez facilement prendre du
retard.

Le 21 et 22.03.2007, un séminaire international s'est tenu a Timisoara sur
le theme : 'L'eau - le présent et l'avenir de la Terre'.
Le séminaire était organisé par la Fédération des Syndicats des Services
Publics de la Roumanie (F.S.L.I.G.C.S.P.) avec l'appui de AQUATIM - la
société de l'eau de Timisoara - et le syndicat du personnel des administrations
locales a AQUATIM.
Le séminaire faisait partie d'un projet approuvé et financé par EUROFEDOP.
La société de l'eau de Gand (TMVW, Belgique) était représentée par : M.
Peter de Paepe et M. Walter de Meyer - délégués syndicaux - et M. Robert
Boerjan - Commercial Department Manager.
Pour la Roumanie, étaient présents : M. Ilie Vlaicu - General Manager -,
Mme Rozalia Giuchici - Finance Manager -, Mlle Adriana Anghelus - Development
Manager -, M. Stefan Gogosan - Président de la filiale de Cartel Alfa au
district de Timiº -, M. Constantin Dobosan - Président du syndicat local
a AQUATIM - ainsi que d'autres militants syndicaux de AQUATIM, 25
personnes au total. A l'occasion de la 'Journée mondiale de l'eau', la délégation
belge de TMVW a effectué une visite a AQUATIM, la société de l'eau potable
responsable de l'entier systeme de distribution d'eau a Timisoara.
La premiere journée a commencé par une visite des principales installations
de la société de l'eau, au cours de laquelle les invités belges ont reçu
des renseignements intéressants sur l'histoire de AQUATIM ainsi que sur
les investissements faits par la société pour améliorer l'approvisionnement
en eau dans le district de Timiº.
Le jour apres, les deux délégations ont présenté leur société d'eau : le
fonctionnement, les stratégies a moyen et long terme, tout ce qui contribue
a l'amélioration de la qualité de l'eau au profit des citoyens.
L'idée principale issue des présentations des deux syndicats - belge et roumain
- était qu'un dialogue social concret est la meilleure maniere de trouver
des solutions pour surmonter une période de crise et mettre en place un environnement
de vie et de travail stable au sein de la société.
Apres le débat, tout le monde concluait que tant les employeurs que les syndicats
du secteur de la production et de la distribution d'eau doivent chercher
des solutions pour améliorer la qualité de l'eau, car l'eau deviendra dans
un proche avenir la plus grande richesse de la planete.
Ce que le séminaire a surtout rapporté, est qu'il a permis aux employeurs
et aux syndicats roumains d'entrer en contact avec des collegues d'un pays
européen qui étaient prets a les aider et a les assister dans le développement
d'organisations de travail efficaces dans leur pays de la Roumanie.
En meme temps, le but de ces réunions est d'améliorer les échanges bilatéraux
entre organisations d'employeurs et de travailleurs en Europe en vue de l'établissement
d'un meilleur dialogue social.
Ion Mihala
Secrétaire général
Description de la situation
Timisoara se situe dans le bassin du Danube. Elle est la deuxieme plus grande
ville de la Roumanie. La Roumanie est membre de l'Union européenne depuis
2007.
15,5 millions des 22 millions d'habitants de la Roumanie sont connectés au
réseau de l'eau potable. Seulement 11,5 millions d'habitants sont connectés
a un réseau d'égouts.
Le réseau de l'eau potable en Roumanie est long d'environ 42.000 km. Le réseau
d'égouts est long d'environ 17.000 km. 54% de la population peut bénéficier
des deux réseaux. 16% de la population n'a acces qu'a l'eau potable et 30%
n'a acces ni a l'eau potable ni a un systeme d'égouts et/ou une station d'épuration.
Un phénomene que l'on constate aussi dans la partie occidentale de l'Europe,
est que la consommation d'eau potable diminue. Apres que la consommation
s'est constamment accrue jusqu'en 1999, elle va en diminuant depuis lors.

Le secteur de l'eau potable est financé a 65% (? 375,5 millions) par des moyens propres (prix de l'eau potable), a 20% (? 110 millons) par des fonds fournis par des institutions internationales comme l'Union européenne, a 5% (? 27,5 millions) par des subsides fournis par des administrations publiques du pays et a 10% (? 55 millions) par toutes sortes de financement.
Apres
un séminaire hautement informatif, organisé le 29 mars avec la participation
de représentants syndicaux serbes, le Secrétaire général d'Eurofedop, Bert
Van Caelenberg, a eu un entretien le lendemain avec Dragan Kovacevic, le
Président directeur général de l'entreprise publique PT Communications Srbija.
Au
coeur de Belgrade se trouve le musée de Poste et Télécom. C'est la que Bert
Van Caelenberg, accompagné d'autres représentants syndicaux locaux de Poste
et Télécom, a rencontré M. Kovacevic.
L'entretien a porté sur les conséquences de la libéralisation pour les conditions
de travail du personnel du secteur. Tous les participants a la conversation
ont été d'accord que le Service universel doit etre garanti de tout temps.
L'entretien était suivi d'une visite guidée du musée.
L'exposition de ce musée illustre clairement l'histoire de Poste et Télécom
de ce pays.

Eurofedop is a founding member of Health First Europe (HFE), an alliance
of patients, healthcare workers, academics and industry. Late 2006, HFE launched
a survey on the future of health care in Europe, which was sent to EU health
care decision makers and stakeholders. Eurofedop gladly welcomes the attention
that was paid to the role of the health care workers in this survey. In the
workers' section the main findings were;
92% of all respondents support improved cross-border recognition of qualifications.
75% of all respondents believe that safer and improved working conditions
are needed.
The report underlines that health care workers are the backbone of the health
care system. They are currently facing major challenges and some believe
that the image of the health care sector as an employer is in need of serious
improvement in some EU Member States.
Overall, the results of the survey show that the opinion on European health
care provision has evolved. Until recently, talking about convergence of
health care systems at European level was unthinkable. This, however, has
changed; 41% of the respondents in this survey for example, support the creation
of a unique European healthcare system in the long-term.
Le
25 mars 2007, l'Union européenne célebre l'anniversaire du Traité de Rome,
qui fut signé en 1957.
Eurofedop se joint aux célébrations, en se félicitant que l'Europe est plus qu'un simple espace économique commun. En effet, l'UE fonctionne aussi sur la base d'un cadre social qui s'appuie sur des valeurs communes et est différent des systemes de la plupart des pays en dehors de l'Europe. Ce cadre est étroitement lié au processus de l'intégration européenne. Ce sont les citoyens de l'Europe, avec leur contexte intellectuel et politique différent, qui contribuent au développement de ce modele social européen !
Au cours des mois a venir, des célébrations auront lieu en toute l'Europe.
Pour lire les commentaires de la présidence allemande sur cet anniversaire,
veuillez cliquer http://www.eu2007.de/en/The_Council_Presidency/treaties_of_rome/index.html#march.
Au
cours du Conseil européen de 2006, les dirigeants européens ont souscrit
a l'idée de faire une enquete aupres des citoyens européens pour 'faire
un inventaire de la réalité sociale' dans le cadre du 'projet pour les citoyens'.
Les citoyens européens vivent dans une société en changement permanent.
De nouveaux défis résultent de changements dramatiques dans le domaine de
la nature du travail, de la vie familiale, de la place de la femme, des
tendances démographiques et de la mobilité (croissante) des gens. Fin 2006,
un sondage Eurobarometre a été effectué et en février la Commission a lancé
une consultation publique sur la question : << Y a-t-il une nouvelle réalité
sociale en Europe ? >> Le but de cette consultation publique a été de faire
le point des réalités et des tendances sociales actuelles au sein des sociétés
européennes.
Si nous considérons les résultats du sondage Eurobarometre, spécifiquement pour ce qui concerne le theme du 'Travail', nous constatons que la moitié des personnes interrogées (26.755 au total) déclare etre au travail. Lorsqu'il s'agit de la satisfaction professionnelle, 80 % déclare 'travailler avec des gens qu'on aime bien'. Pourtant, 68 % trouve son travail peu intéressant et ennuyeux. Globalement, le taux de satisfaction au travail est relativement élevé a l'UE. Mais cette tendance semble plus forte dans les pays de l'Europe du Nord.
En ce qui concerne le stress et la santé et la sécurité au travail, 21 % des personnes interrogées déclare travailler dans des circonstances dangereuses et insalubres. 41 % trouve son emploi trop exigeant et trop stressant. Il va de soi que les circonstances de travail dangereuses se rencontrent le plus souvent chez les travailleurs manuels, alors que les managers et les indépendants souffrent le plus souvent du stress.
Le sondage Eurobarometre montre également que les Européens s'inquietent de leur pension. La motivation de rester plus longtemps au travail est plutôt restreinte (22 %), alors que l'option préférée est de maintenir l'âge de la retraite et d'augmenter les cotisations de sécurité sociale (32 %).
Pour plus d'information sur la consultation publique, veuillez visiter le site Web http://ec.europa.eu/citizens_agenda/social_reality_stocktaking/index_en.htm.
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Notes
1 Institut Ludwig Boltzmann pour la sociologie de la santé et de la médecine et l'Institut pour la sociologie, HUSO, Université de Vienne : 'Health of Healthcare workers' par Sonja Novak-Zezula.
2 Organisation mondiale de la Santé Le Rapport sur la santé dans le monde 2006 - Travailler ensemble pour la santé (Geneve : 2006) http://www.who.int/whr/2006/fr/index.html
Le
CEDER, le service d'étude du parti démocrate-chrétien flamand CD&V, a organisé,
conjointement avec le groupe de travail Marché intérieur du PPE-DE, un séminaire
au Parlement européen. Le séminaire était présidé par Marianne Thyssen (MPE)
et avait pour theme un marché unique européen pour les services apres Bolkestein.
Nous nous rappelons tous les vifs débats sur cette directive controversée.
Aujourd'hui, apres avoir observé une période de rétablissement apres le débat,
nous pouvons jeter un regard plus en profondeur sur la directive et examiner
quelles en sont les implications concretes. En outre, il est temps de décider
de l'avenir des services qui ont été laissés hors du champ d'application de
la directive. Les services de santé et d'autres services sociaux ont été exclus
du champ d'application de la directive sur les services. Néanmoins, ils font
toujours l'objet de débat et ne sont certainement pas des domaines faciles
a réguler de quelque maniere que ce soit sur le plan européen.
Pour éclairer la position de la Commission européenne, Jean Bergevin (DG Marché intérieur et services, chef d'unité E2) et Martin Frohn (DG Marché intérieur et services) ont participé au panel. On dit souvent que l'UE reste en arriere par rapport aux Etats-Unis en termes de productivité mais, d'apres Bergevin, on peut discuter de cela. Une chose claire, cependant, est que le taux de croissance a l'UE est inférieur a celui des États-Unis. << Nous devons assurer un bon marché intérieur pour les services >>, a-t-il déclaré. C'est beaucoup plus dur en Europe, pourtant, a cause de son marché fragmenté. La discussion d'un marché unique pour les services est extremement compliquée, car les services sont intangibles et hétérogenes. Il a expliqué qu'en 2007, la Commission proposera une directive élargie de transparence sur les services afin de disposer d'un meilleur instrument de régulation. Martin Frohn a relevé que la législation sur les services est supposée de créer un processus dynamique dans les états membres. Les modifications décidées au niveau européen doivent etre mises en oeuvre au niveau de l'état membre et doivent etre continuellement supervisées pour en assurer la compatibilité.
A part des commentaires politiques, le Dr. Piet Van Nuffel a fourni des éclaircissements sur les aspects légaux concernant la directive sur les services. Piet Van Nuffel travaille pour la Cour européenne de Justice et a expliqué dans son discours les tendances qui se dessinent actuellement dans la législation relative au Marché intérieur.
Finalement, Günter Danner (Plateforme européenne des institutions de protection sociale) a expliqué le débat sur les services a partir de 5 themes : 1) compétence de l'UE, 2) comment les états membres réagissent-ils a la nouvelle situation dans le domaine de la législation sociale, 3) droits des patients (par ex. délais excessifs, ...), 4) dialogue scientifique transfrontalier (dans quelle mesure les hôpitaux dans les différents états membres arrivent-ils a répondre aux exigences modernes) et 5) la réalité socioéconomique. D'apres M. Danner, il faut absolument avoir un vif débat.
Jo Van Deurzen, président du parti CD&V, a terminé la discussion en relevant qu'il est important de tendre vers la réalisation d'un marché intérieur unique pour les services, mais les aspects sociaux et le caractere particulier de certains services ne peuvent etre oubliés.
Au Parlement européen, il y a 20 commissions parlementaires qui se composent d'entre 25 et 78 Membres du Parlement européen (MPE). Les commissions disposent d'un président, d'un bureau et d'un secrétariat et se réunissent une ou deux fois par mois, pendant la semaine dite 'semaine des commissions'. La commission parlementaire qui s'occupe de l'emploi et des affaires sociales s'appelle 'la commission EMPL'. Elle rédige, amende et adopte des propositions législatives et des rapports d'initiative. Pour Eurofedop, il est important de suivre de pres ce qui se passe dans la commission EMPL et de maintenir les contacts avec cette commission.
Le 24 janvier, Eurofedop a assisté a une session de la commission EMPL au Parlement européen. L'un des points a l'ordre du jour était l'impact et les conséquences de l'exclusion des Services de santé de la 'Directive sur les services'. Les MPE étaient invités a échanger des vues sur le projet d'avis de la commission EMPL. Le rapport sur l'avenir des services de santé est difficile parce qu'il concerne un domaine politique qui est régulé au niveau de l'État membre. Néanmoins, tout le monde est d'accord que nous devons tendre vers de meilleures conditions et valeurs, pour que la situation du patient (et des travailleurs !) puisse s'améliorer. Milan Cabrnoch (MPE, groupe PPE-DE) a souligné l'importance de meilleures réglementations pour les soins de santé transfrontaliers. Il regrette que les services de santé aient été exclus du champ d'application de la Directive sur les services. La mobilité des patients et des professionnels des soins de santé s'accompagne souvent de pas mal de problemes administratifs et financiers. En réponse a ce commentaire, des remarques critiques ont été exprimées, surtout de la part des groupes PSE et Verts. Ria Oomen-Ruijten (MPE, groupe PPE-DE) a aussi fait part de l'hésitation qu'elle éprouve lorqu'on parle de l'inclusion/exclusion des services de santé dans/de la Directive sur les services. Elle a néanmoins mis l'accent sur le caractere spécifique des services de santé et a appelé a une plus grande coopération entre les régions en la matiere. 
Lors d'un séminaire organisé par ETÖK, le centre estonien pour les questions
relatives au travail, et l'EVVI, les participants ont été d'accord pour affirmer
que le petit pays de l'Estonie se porte bien en termes économiques. Il vit
une croissance considérable et sa politique d'innovation est un succes.
L'économie du pays croît sans cesse. Son PNB s'est accru de 11,3% dans le
troisieme trimestre de 2006 (Bureau des Statistiques d'Estonie http://www.stat.ee/183078).
Le taux de chômage a diminué de façon significative au cours des dernieres
années. Selon la méthodologie de l'OIT, il était de 14% en 2001 et de 5,1%
en 2006. Évidemment, il y a différentes manieres de mesurer et de définir
le chômage, et tous les sans-emploi ne sont pas enregistrés, mais il faut
conclure que le pays vit une période de croissance, a ce jour ou la restructuration
économique atteint un point final. Cependant, il était également intéressant
de noter que différentes générations avaient des vues quelque peu différentes.
Patrick Rang, membre du Conseil d'ETÖK, a fait une présentation enthousiaste
sur le succes économique en Estonie et a déclaré que le niveau de vie y a
cru énormément. Bien qu'il ait également relevé les différences régionales
(Tallinn versus les zones rurales) et la tendance qui existe chez les travailleurs
de certains secteurs pour quitter le pays et déménager vers d'autres parties
de l'UE (en premier lieu la Finlande), en général, il a été tres positif.
En réaction a cette présentation, Henn Pärn, médiateur public, a nuancé les
remarques faites précédemment en posant que le pays pourrait faire beaucoup
mieux qu'il ne fait actuellement. << En répétant éternellement que les choses
vont bien dans le pays, on peut démoraliser la société >>, a dit Henn Pärn.
Malgré la croissance économique, il y a encore beaucoup de choses qui ne
vont pas bien du tout et certains éprouvent des difficultés pour s'adapter
aux changements actuels et a la vitesse des réformes.
Nouvelles tendances de la politique du travail
Le séminaire a considéré les nouvelles tendances de la politique du travail,
en se concentrant explicitement sur la situation en Estonie. Mart Laar, ancien
Premier Ministre et actuellement engagé dans une campagne pour les nouvelles
élections législatives, a expliqué ce que l'on entend exactement par ces
nouvelles tendances du travail. Il a décrit la situation en Estonie en évoquant
les tendances qui se manifestent actuellement dans un contexte international
plus large comme la globalisation et la << fuite des cerveaux >>. En ce qui
concerne le débat sur la 'flexicurité', il a souligné qu'il est surtout important
de définir précisément le 'niveau de sécurité'. Plusieurs aspects y jouent
un rôle et pas seulement le monétaire. En outre, il a évoqué l'importance
de préparer un certain 'plan B' pour l'Estonie. En d'autres mots, maintenant
que les choses vont bien, le pays devrait << en stocker les fruits >> pour
se préparer a des temps peut-etre moins avantageux qui vont venir, ainsi
Mart Laar.
D'autres orateurs clés ont été Marko Pomerants, Membre du Parlement et ancien
Ministre des Affaires sociales, Kadri Jäätma, expert éminent du Bureau du
marché du travail de l'Estonie, et Katri Targama, Chef d'unité de la Fondation
pour la formation tout au long de la vie et le développement des ressources
humaines.
<< Les syndicats devraient etre a l'avant-garde du dialogue social >>
En vue d'offrir une perspective européenne aux participants, trois orateurs
avaient été invités. Tout d'abord, Femke Beumer a expliqué le fonctionnement
de la Fédération européenne du personnel des services publics (EUROFEDOP),
dont le siege se situe a Bruxelles. Cette fédération regroupe plus de 50
syndicats qui représentent les personnels des services publics. Ses activités
consistent entre autres a suivre étroitement les tendances de la politique
du travail en Europe et a tenir au courant ses membres des derniers développements
et de la législation qui doit etre mise en oeuvre sur le plan national.
Kristien Van der Gucht, du syndicat belge ACV, a fait une présentation sur
le Dialogue social européen. << Dans les pays ou il y a de la représentation
syndicale, les employeurs peuvent plus facilement etre stimulés a tenir compte
de normes sociales et environnementales. Les consultations sociales peuvent
certainement avoir un effet positif, tant pour la clientele que pour les
employeurs et les travailleurs. >>, a-t-elle dit. Elle a aussi relevé la nécessité
d'un meilleur investissement dans le plus grand capital qui existe, le capital
humain.
En dernier lieu, Steve Gillan du POA, syndicat qui représente les gardiens
de prison (et d'autres personnels pénitentiaires) au RU, a fait une présentation
saisissante sur la liberté syndicale au RU. Le délégué a été tres critique
sur la législation syndicale au RU. Apres une lutte acharnée pendant plusieurs
années pour obtenir le droit a la greve, le POA, ayant annoncé une action
de greve (non autorisée), a failli devoir comparaître devant le tribunal.
En matiere de flexibilité, les choses sont claires pour le délégué du POA
: cela veut dire essentiellement que le travailleur fait comme l'employeur
souhaite. Le partenariat social est absolument nécessaire et doit etre tripartite.
Les accords conclus en matiere de congé de maternité et de paternité et de
formation tout au long de la vie en Europe sont des exemples de pas dans
la bonne direction. Des organisations comme Eurofedop offrent aux pays comme
l'Estonie et le RU une chance d'apprendre l'un de l'autre. A l'heure actuelle,
ou des services (sociaux) sont privatisés partout, il est important de faire
front et de faire entendre sa voix.

Mart Laar, Anne Taklaja
Partenariat social en Estonie
Du temps de l'Union soviétique, il n'y avait pas de véritables organisations
des travailleurs. Apres l'indépendance, des syndicats ont commencé a se
former mais, jusqu'a aujourd'hui, ils éprouvent des difficultés pour se
trouver des regles et structures propres. Entre-temps les employeurs se
sont employés a protéger leurs propres droits et le rôle du gouvernement
n'a pas été clair. Anne Taklaja a posé qu'aujourd'hui, les gens craignent
toujours un peu d'adhérer a un syndicat. Henn Pärn y a ajouté que les syndicats
doivent réfléchir a
1.la coopération entre 3 partenaires,
2.de nouvelles structures et
3.les ressources financieres.
Cependant, il a également posé que la réforme d'un systeme ancien est beaucoup
plus dur que de commencer quelque chose de nouveau. Il a conclu que << L'État
seul ne s'en occupera pas; les employeurs et les travailleurs doivent le
faire ensemble >>.
Les 14, 15 et 16 décembre, un séminaire du syndicat roumain de la Police et du Personnel contractuel (SNPPC) s'est tenu a Bucarest. Le débat qui s'est développé avec la participation d'experts de l'Europe et de responsables de la Direction de la Police en Roumanie, a porté sur la façon dont la communication entre les employeurs et les travailleurs du secteur de la police peut etre mieux organisée en Roumanie. Un autre sujet a été le rôle de la police dans la surveillance des frontieres extérieures de l'UE. Bert Van Caelenberg a parlé de l'Acquis communautaire et du fonctionnement pratique dans les nouveaux états membres.

Un délégué de la représentation permanente de la Roumanie a Bruxelles a
parlé des résultats des négociations dans le domaine de la justice et de
la sécurité. Le professeur Pavel Abraham, président de l'Agence nationale
anti-drogue de la Roumanie, a plaidé pour une officialisation de la concertation
entre employeurs et travailleurs de la Police en Roumanie. Les collegues
de l'ACP (Pays-Bas), Evert Terpstra et Jan van den Houten, lui ont exprimé
leur soutien dans cela.
Dans la planification de nos actions pour 2007, il faut tenir compte des souhaits formulés par les participants. Ainsi ils ont souhaité etre mieux informés de themes supplémentaires comme (1) comment il faut négocier, (2) comment le dialogue social peut contribuer au progres social, (3) la gestion des conflits et (4) comment agir de maniere éthique. L'élaboration d'une campagne pour améliorer l'image du corps policier et de ses travailleurs s'impose aussi en Roumanie.

Le 29 novembre, le comité de dialogue social européen pour les Administrations
locales et régionales s'est réuni a Bruxelles. Pour Eurofedop, Kristien Van
der Gucht (Belgique), Alzbeta Broszova (Slovaquie) et Alain Mazeau (France)
ont été présents.
Les comptes rendus de la réunion précédente (31.01.2006) et des réunions
de groupes de travail ont été approuvés.
Déclaration commune
Le CCRE et l'EPSU ont rédigé une déclaration commune sur le dialogue social,
qui a fait l'objet d'une discussion au cours de la réunion. Quoique la déclaration
fut claire, on a constaté que des difficultés existent pour son application
dans chaque état membre individuel. Il y avait de la confusion sur la signification
concrete du texte.
Le livre vert sur le droit du travail
Paul Cullen de l'Unité du droit du travail, DG EMPL, Commission européenne,
a fait une présentation sur la modernisation du droit du travail. Il a donné
des informations sur les activités récentes et prochaines de la Commission
européenne et a présenté le Livre vert sur le droit du travail. Le débat
sur la 'flexicurité' et la 'conciliation de la vie professionnelle et de
la vie familiale' doit etre mené avec une intensité encore plus grande dans
le secteur local.
Le président a suggéré de travailler en groupes séparés employeurs et travailleurs
et puis de se réunir ensemble. Les employeurs ont déclaré qu'il ne devrait
pas y avoir trop de législation venant de l'Europe, puisque la situation
differe sensiblement d'état membre en état membre. Les employeurs des pays
nordiques (Danemark, Finlande et Norvege) ont été d'accord qu'il doit y avoir
une certaine intervention de l'Europe, mais ont admis qu'ils craignent une
augmentation des normes sans cesse, jusqu'a ce que la plus haute norme soit
atteinte. Les employeurs réagissent positivement a l'adaptation du temps
de travail.
Un probleme qui réapparaît partout dans le secteur local en Europe est celui
de la situation avantageuse des travailleurs contractuels par rapport aux
travailleurs statutaires. La question est de savoir comment cela peut etre
évité et comment l'emploi statutaire peut etre promu.
En outre, on a relevé que tres peu de place est réservée, dans le livre vert,
aux travailleurs des services publics. La derniere version mentionne bien
les conventions collectives, mais pas plus que ça.
Conclusion groupes de travail
Le Livre vert est un bon point de départ, mais il y a des doutes sur le résultat
final. Le probleme est que des décisions doivent etre prises dans un proche
avenir, alors que tant les employeurs que les travailleurs indiquent avoir
besoin de plus de temps. Quoiqu'il en soit, tout le monde est pour le livre
vert, car l'Europe a besoin d'une voix pour répondre aux développements
dans le reste du monde (Chine, USA, etc.).
Conclusions
Les employeurs et les travailleurs essaieront d'atteindre un accord sur l'application
du livre vert dans le secteur des administrations locales. La réponse doit
etre une réponse commune, car alors l'impact sera plus grand et l'application
effective plus probable.
Les membres sont encouragés a prendre connaissance du contenu du livre vert.
L'EPSU attend une réponse de toutes ses organisations. Eurofedop peut discuter
du livre vert, lors de son conseil professionnel le 01.03.2007, avant la
session pléniere le 27.04.2007.
Un bureau journalier sera convoqué (a l'initiative de l'EPSU ?) en février.
A cette occasion, un groupe de travail sera érigé, qui traitera spécialement
de ce sujet.
Dates en 2007
Égalité de genre, groupe de travail le 6 février.
Session pléniere le 27 avril.
Étude conjointe le 30 mai.
Livre vert les 1-2 mars.