La sécurité d'emploi n'est plus assurée; le client est roi pour ceux qui préconisent la libéralisation postale
Maastricht (Pays-Bas), 01.06.2007

A la veille de la prise de décision finale au Parlement européen et a la Commission européenne sur la directive postale européenne, Eurofedop a mené une action a Maastricht.
Eurofedop se soucie sérieusement de la position des travailleurs du secteur postal une fois que le marché postal sera totalement ouvert a la concurrence. Les conditions de travail, la concurrence loyale et le service universel sont menacés..

En vue des débats et du vote qui auront lieu prochainement au Parlement européen, et étant donné l'action postale qui est prévue pour le 6 juin, Eurofedop a de nouveau expliqué ses points de vue et a remis une résolution contenant ses exigences a Monsieur Mathieu Grosch, Europarlementaire, le 1 juin.
Au cours de la conférence européenne, organisée par le BVPP, syndicat néerlandais pour le personnel du secteur postal, a Maastricht, la these suivante a été soumise aux participants : << La libéralisation du secteur postal n'a jusqu'a présent produit que des perdants ?! >>. Monsieur Nieuwenhoven, Directeur Affaires sociales du VNO NCW (organisation des entreprises), s'est prononcé tres favorablement au sujet de la libéralisation. << La sécurité d'emploi doit céder la place a la sécurité de travail et il n'est pas du tout question de perdants, car, pour le client/consommateur, la situation progresse >>.

Monsieur Hessels, membre du CDA (démocrates chrétiens) et membre de la chambre des représentants des Pays-Bas, a critiqué le rôle joué par le gouvernement dans la discussion sur les conditions de travail. La concertation a ce sujet devrait etre une question uniquement réservée aux employeurs et aux travailleurs, selon Monsieur Hessels. Son avis n'est pas partagé par ses collegues démocrates sociaux qui sont pour un rôle joué par le gouvernement par rapport aux questions de la composante sociale (le salaire minimum par ex.). L'entreprise postale néerlandaise TNT a aussi été représentée. Son porte-parole Monsieur Dietz a parlé avec enthousiasme de la mission et de l'action de la TNT.

 

Évidemment, lui aussi n'était pas d'accord avec la these soumise. << La libéralisation favorise notamment l'innovation qui, finalement, assurera la santé du marché postal, les monopoles ne sont pas désirables >>, ainsi Monsieur Dietz. En réponse a la question combien de licenciements les 'mesures d'efficacité' engendreront, Monsieur Dietz a répondu que la discussion sur l'emploi et les conditions de travail est une discussion tres compliquée et sensible. Les présentations des différents orateurs étaient suivies d'une discussion intéressante entre les membres du panel et les délégués syndicaux. Une fois de plus, il est devenu clair que, pour les orateurs, le point focal c'est le client et pour les syndicats c'est le personnel.

Aussi, les syndicats ont précisé qu'ils ne sont pas aveuglement contre la libéralisation, ils se rendent bien compte que le monde change. Willi Russ, président de la DPVKOM (Allemagne), l'a résumé comme suit : << La concurrence oui, mais pas sur le dos du travailleur >>.
Finalement, Monsieur Grosch a parlé en sa fonction d'Europarlementaire et de membre de la commission Transports et Tourisme. Il a expliqué que le Parlement européen a montré les dents au cours du débat sur la directive sur les services. Et a fait de meme, au cours du débat sur la directive postale. Le Parlement n'accepte pas automatiquement tout ce que la Commission européenne propose.

Futurs développements
Le 4 juin, un débat s'est tenu dans la commission Transports du Parlement européen. Veuillez en trouver un rapport en annexe.
Le 18 juin, la commission Transports votera sur le rapport. Le rapport sera également débattu a la session pléniere du Parlement européen a Strasbourg en juillet.
N.B. Nous indiquons cette date sous réserve. Vu le nombre des amendements introduits au rapport (600), la procédure peut assez facilement prendre du retard.


Séminaire : "L'eau - le présent et l'avenir de la Terre"
Timisoara (Roumanie), 22.03.2007

Le 21 et 22.03.2007, un séminaire international s'est tenu a Timisoara sur le theme : 'L'eau - le présent et l'avenir de la Terre'.
Le séminaire était organisé par la Fédération des Syndicats des Services Publics de la Roumanie (F.S.L.I.G.C.S.P.) avec l'appui de AQUATIM  - la société de l'eau de Timisoara - et le syndicat du personnel des administrations locales a AQUATIM.
Le séminaire faisait partie d'un projet approuvé et financé par EUROFEDOP.

La société de l'eau de Gand (TMVW, Belgique) était représentée par : M. Peter de Paepe et M. Walter de Meyer - délégués syndicaux - et M. Robert Boerjan - Commercial Department Manager.
Pour la Roumanie, étaient présents : M. Ilie Vlaicu - General Manager -, Mme Rozalia Giuchici - Finance Manager -, Mlle Adriana Anghelus - Development Manager -, M. Stefan Gogosan - Président de la filiale de Cartel Alfa au district de Timiº -, M. Constantin Dobosan - Président du syndicat local a AQUATIM - ainsi que d'autres militants syndicaux de AQUATIM, 25 personnes au total. A l'occasion de la 'Journée mondiale de l'eau', la délégation belge de TMVW a effectué une visite a AQUATIM, la société de l'eau potable responsable de l'entier systeme de distribution d'eau a Timisoara.
La premiere journée a commencé par une visite des principales installations de la société de l'eau, au cours de laquelle les invités belges ont reçu des renseignements intéressants sur l'histoire de AQUATIM ainsi que sur les investissements faits par la société pour améliorer l'approvisionnement en eau dans le district de Timiº.
Le jour apres, les deux délégations ont présenté leur société d'eau : le fonctionnement, les stratégies a moyen et long terme, tout ce qui contribue a l'amélioration de la qualité de l'eau au profit des citoyens.
L'idée principale issue des présentations des deux syndicats - belge et roumain - était qu'un dialogue social concret est la meilleure maniere de trouver des solutions pour surmonter une période de crise et mettre en place un environnement de vie et de travail stable au sein de la société.
Apres le débat, tout le monde concluait que tant les employeurs que les syndicats du secteur de la production et de la distribution d'eau doivent chercher des solutions pour améliorer la qualité de l'eau, car l'eau deviendra dans un proche avenir la plus grande richesse de la planete.
Ce que le séminaire a surtout rapporté, est qu'il a permis aux employeurs et aux syndicats roumains d'entrer en contact avec des collegues d'un pays européen qui étaient prets a les aider et a les assister dans le développement d'organisations de travail efficaces dans leur pays de la Roumanie.
En meme temps, le but de ces réunions est d'améliorer les échanges bilatéraux entre organisations d'employeurs et de travailleurs en Europe en vue de l'établissement d'un meilleur dialogue social.
Ion Mihala
Secrétaire général

Description de la situation
Timisoara se situe dans le bassin du Danube. Elle est la deuxieme plus grande ville de la Roumanie. La Roumanie est membre de l'Union européenne depuis 2007.
15,5 millions des 22 millions d'habitants de la Roumanie sont connectés au réseau de l'eau potable. Seulement 11,5 millions d'habitants sont connectés a un réseau d'égouts.
Le réseau de l'eau potable en Roumanie est long d'environ 42.000 km. Le réseau d'égouts est long d'environ 17.000 km. 54% de la population peut bénéficier des deux réseaux. 16% de la population n'a acces qu'a l'eau potable et 30% n'a acces ni a l'eau potable ni a un systeme d'égouts et/ou une station d'épuration.
Un phénomene que l'on constate aussi dans la partie occidentale de l'Europe, est que la consommation d'eau potable diminue. Apres que la consommation s'est constamment accrue jusqu'en 1999, elle va en diminuant depuis lors.


Le secteur de l'eau potable est financé a 65% (? 375,5 millions) par des moyens propres (prix de l'eau potable), a 20% (? 110 millons) par des fonds fournis par des institutions internationales comme l'Union européenne, a 5% (? 27,5 millions) par des subsides fournis par des administrations publiques du pays et a 10% (? 55 millions) par toutes sortes de financement.

Entretien de Bert Van Caelenberg avec le PDG de la Poste serbe
Belgrade (Serbie), le 30.03.2007

Apres un séminaire hautement informatif, organisé le 29 mars avec la participation de représentants syndicaux serbes, le Secrétaire général d'Eurofedop, Bert Van Caelenberg, a eu un entretien le lendemain avec Dragan Kovacevic, le Président directeur général de l'entreprise publique PT Communications Srbija.
Au coeur de Belgrade se trouve le musée de Poste et Télécom. C'est la que Bert Van Caelenberg, accompagné d'autres représentants syndicaux locaux de Poste et Télécom, a rencontré M. Kovacevic.
L'entretien a porté sur les conséquences de la libéralisation pour les conditions de travail du personnel du secteur. Tous les participants a la conversation ont été d'accord que le Service universel doit etre garanti de tout temps.
L'entretien était suivi d'une visite guidée du musée.
L'exposition de ce musée illustre clairement l'histoire de Poste et Télécom de ce pays.

Eurofedop participe a une enquete HFE sur les services de santé
21.03.2007

Eurofedop is a founding member of Health First Europe (HFE), an alliance of patients, healthcare workers, academics and industry. Late 2006, HFE launched a survey on the future of health care in Europe, which was sent to EU health care decision makers and stakeholders. Eurofedop gladly welcomes the attention that was paid to the role of the health care workers in this survey. In the workers' section the main findings were;
92% of all respondents support improved cross-border recognition of qualifications.
75% of all respondents believe that safer and improved working conditions are needed.
The report underlines that health care workers are the backbone of the health care system. They are currently facing major challenges and some believe that the image of the health care sector as an employer is in need of serious improvement in some EU Member States.
Overall, the results of the survey show that the opinion on European health care provision has evolved. Until recently, talking about convergence of health care systems at European level was unthinkable. This, however, has changed; 41% of the respondents in this survey for example, support the creation of a unique European healthcare system in the long-term.

Ensemble depuis 1957

Le 25 mars 2007, l'Union européenne célebre l'anniversaire du Traité de Rome, qui fut signé en 1957.

Eurofedop se joint aux célébrations, en se félicitant que l'Europe est plus qu'un simple espace économique commun. En effet, l'UE fonctionne aussi sur la base d'un cadre social qui s'appuie sur des valeurs communes et est différent des systemes de la plupart des pays en dehors de l'Europe. Ce cadre est étroitement lié au processus de l'intégration européenne. Ce sont les citoyens de l'Europe, avec leur contexte intellectuel et politique différent, qui contribuent au développement de ce modele social européen !

Au cours des mois a venir, des célébrations auront lieu en toute l'Europe.
Pour lire les commentaires de la présidence allemande sur cet anniversaire, veuillez cliquer http://www.eu2007.de/en/The_Council_Presidency/treaties_of_rome/index.html#march.

'La nouvelle réalité sociale de l'Europe'
12.03.2007

Au cours du Conseil européen de 2006, les dirigeants européens ont souscrit a l'idée de faire une enquete aupres des citoyens européens pour 'faire un inventaire de la réalité sociale' dans le cadre du 'projet pour les citoyens'. Les citoyens européens vivent dans une société en changement permanent. De nouveaux défis résultent de changements dramatiques dans le domaine de la nature du travail, de la vie familiale, de la place de la femme, des tendances démographiques et de la mobilité (croissante) des gens. Fin 2006, un sondage Eurobarometre a été effectué et en février la Commission a lancé une consultation publique sur la question : << Y a-t-il une nouvelle réalité sociale en Europe ? >> Le but de cette consultation publique a été de faire le point des réalités et des tendances sociales actuelles au sein des sociétés européennes.

Si nous considérons les résultats du sondage Eurobarometre, spécifiquement pour ce qui concerne le theme du 'Travail', nous constatons que la moitié des personnes interrogées (26.755 au total) déclare etre au travail. Lorsqu'il s'agit de la satisfaction professionnelle, 80 % déclare 'travailler avec des gens qu'on aime bien'. Pourtant, 68 % trouve son travail peu intéressant et ennuyeux. Globalement, le taux de satisfaction au travail est relativement élevé a l'UE. Mais cette tendance semble plus forte dans les pays de l'Europe du Nord.

En ce qui concerne le stress et la santé et la sécurité au travail, 21 % des personnes interrogées déclare travailler dans des circonstances dangereuses et insalubres. 41 % trouve son emploi trop exigeant et trop stressant. Il va de soi que les circonstances de travail dangereuses se rencontrent le plus souvent chez les travailleurs manuels, alors que les managers et les indépendants souffrent le plus souvent du stress.

Le sondage Eurobarometre montre également que les Européens s'inquietent de leur pension. La motivation de rester plus longtemps au travail est plutôt restreinte (22 %), alors que l'option préférée est de maintenir l'âge de la retraite et d'augmenter les cotisations de sécurité sociale (32 %).

D'une part, cet aperçu nous apprend quelque chose des changements et tendances a la société, d'autre part, nous ne pouvons oublier que la valeur de l'enquete est surtout indicatrice, car seulement l'opinion d'un groupe sélectionné a été demandée. Néanmoins, il reste intéressant de lire les résultats. Pour ce faire, cliquez le lien http://ec.europa.eu/public_opinion/index_en.htm.

Pour plus d'information sur la consultation publique, veuillez visiter le site Web http://ec.europa.eu/citizens_agenda/social_reality_stocktaking/index_en.htm.

Réponse a la Consultation de la Commission européenne sur une action communautaire dans le domaine des services de Santé

La Fédération européenne du personnel des services publics (Eurofedop) groupe 52 syndicats démocratiques d'orientation chrétienne ou autre de 23 pays européens, dont des états membres qui ont récemment adhéré a l'UE ou des pays qui pourront encore adhérer. Notre champ d'intéret est le service public dans le sens le plus large et donc cela concerne aussi les services de santé.
1. En général
Tant la présidence finlandaise qu'allemande attachent beaucoup d'importance aux développements dans le secteur des services de santé et, des lors, accordent une place prioritaire a ce point dans leur agenda européen. Bien qu'il existe toujours différentes conceptions sur la maniere dont les systemes de santé devraient etre organisés, il est clair que le secteur évolue et, au fur et a mesure que le processus progresse, des approches 'européennes' sont de plus en plus considérées. Cela signifie qu'un changement de mentalité s'est déja opéré dans les esprits des citoyens européens et de ceux qui sont concernés par le secteur des soins de santé; il y a dix ans, ce serait inimaginable de penser a une sorte de 'cadre réglementaire européen' pour les questions des soins de santé (qui étaient strictement réglées sur le plan national). Eurofedop aussi se rend compte de la nécessité d'une plus grande coopération entre les systemes de soins de santé nationaux. Les tendances montrent que les patients deviendront de plus en plus mobiles et les systemes de soins de santé seront de plus en plus interconnectés. Il est clair qu'une réponse politique cohérente s'impose ainsi que l'établissement de structures appropriées et des canaux d'information adéquates pour informer de façon optimale tous ceux qui sont concernés par le systeme de soins de santé (on pourrait dire, tous les citoyens européens !) et répondre a leurs questions. Eurofedop se réjouit des lors de l'initiative de la Commission européenne pour formuler des propositions spécialement destinées aux services de santé et consulter une grande variété de parties intéressées par le processus. En exprimant nos idées et recommandations, nous espérons pouvoir apporter une contribution de valeur a l'élaboration de futurs plans pour l'organisation des systemes de soins de santé en Europe.
2. Themes transnationaux
Eurofedop est également convaincue de l'utilité de toute initiative qui << garantirait aux citoyens européens des informations claires >> lorsqu'ils se déplacent d'un État membre a l'autre. Les citoyens devraient etre informés de leurs droits et des questions légales auxquelles ils seront confrontés dans le pays vers lequel ils se déplaceront. Le manque d'information exacte pourrait provoquer beaucoup de problemes inutiles auxquels particulierement des patients ne devraient pas etre confrontés. A partir du moment ou l'on devient mobile et que l'on passe la frontiere, plusieurs facteurs et acteurs commencent a jouer un rôle; systemes de soins de santé, hôpitaux, compagnies d'assurance, reglements de remboursement, barrieres linguistiques, transport. Il est important que tous ces éléments agissent en harmonie l'un avec l'autre.
Bien que nous reconnaissions que c'est d'abord le patient pour qui des services de santé de haute qualité doivent etre assurés, Eurofedop se concentre surtout sur ceux qui fournissent ces services, notamment les professionnels des soins de santé. Il va sans dire qu'outre les patients qui passent la frontiere, il y aussi les professionnels des soins de santé qui montrent la meme tendance et cela influence et détermine aussi énormément la structure des systemes de soins de santé en Europe.
La fourniture de soins de santé au-dela des frontieres n'est pas facile. Avant que le patient puisse effectivement bénéficier des avantages (si avantages il y en a !) d'un traitement dans un autre pays, il doit surmonter beaucoup de barrieres administratives et financieres. Aussi, cela crée des difficultés pour la coopération au-dela des frontieres entre les fournisseurs de soins de santé.
3. Services d'intéret général
Nous ne cessons de répéter que les services qui sont d'intéret a nous tous, ne peuvent etre soumis a la réglementation du marché. Ainsi, au cours des dernieres années, lorsque la discussion dans le cadre de la 'directive sur les services' a porté sur l'inclusion ou non des services de santé, nous avons craint que les principes d'accessibilité et d'égalité pour tous ne soient menacés. Nous nous y sommes fortement opposés et étions heureux de constater que les services de santé étaient finalement exclus de la portée de cette directive controversée.
On pourrait se demander quelle est exactement l'intention de ce document de consultation. Apres tout, il n'y a pas une seule institution européenne qui est vraiment demandeur d'une profonde réforme des systemes de soins de santé en Europe. C'est parce que tout le monde se rend compte que la politique des soins de santé releve du principe de subsidiarité et, des lors, devrait etre gérée et régulée au niveau de l'État membre. A part notre appréciation pour la clarification juridique, nous exprimons aussi notre appréciation pour les efforts que la Commission fait pour clarifier les principes communs aux systemes de santé en Europe. Mais nous restons vigilants, lorsqu'il s'agit de définir un cadre réglementaire a ces services ou a d'autres services (sociaux) d'intéret général. Une fois de plus, nous sommes heureux que les services de santé ne soient pas inclus dans la directive sur les services comme celle-ci a été initialement conçue par le Commissaire Bolkestein. Cependant, nous n'accepterons pas que, finalement, par une voie détournée, un cadre politique soit institué, qui nuit en réalité a la qualité et a l'accessibilité des services de santé.
4. Mobilité vs Migration
Le document de consultation indique qu'une analyse attentive de l'impact des soins de santé transfrontaliers sur le plan économique, social et sanitaire doit s'effectuer. Une telle analyse se rapporterait en premier lieu a l'impact des soins de santé transfrontaliers dans les pays 'destinataires'. Bien que le document soit écrit dans le contexte de la mobilité des patients, nous aimerions souligner qu'il est autant (sinon plus) important d'examiner aussi la situation dans les pays 'expéditeurs', surtout lorsque nous voulons considérer la mobilité des professionnels des soins de santé. Souvent, lorsqu'on parle du theme de la migration et de la mobilité, nous avons l'impression qu'on accorde une attention disproportionnée aux pays destinataires, alors que la situation dans laquelle se trouve un pays qui voit son personnel partir a l'étranger, mérite aussi d'etre analysée. La migration de professionnels de soins de santé cause d'énormes problemes dans par exemple des hôpitaux dans les zones rurales dans les 'nouveaux' états membres.
En outre, le document indique que la libre circulation de professionnels de soins de santé est déja largement assurée par la législation européenne. Puisque la possibilité nous est donnée ici pour réagir a cela, et mentionner des themes qui pourraient etre plus amplement considérés, nous voulons saisir cette possibilité :
Eurofedop souhaite qu'un plus grand nombre d'initiatives soit prise pour examiner la situation créée par la migration de professionnels de soins de santé, surtout dans les pays 'expéditeurs'. Il y a quelque chose de trompeur dans ce mot, puisqu'il est tres probable que ces pays n' << envoient >> pas délibérément dans un autre pays leurs professionnels hautement compétents et indispensables dans leur propre pays. C'est pourquoi nous demandons a la Commission européenne, a la DG Santé et protection des consommateurs, peut-etre en consultation avec la DG Développement, qui est également active sur cette question (dans le monde entier), d'avancer des propositions pour s'attaquer aux racines de ces problemes (c'est-a-dire dans les pays 'nouveaux' et d'accession).
5. Actions d'Eurofedop
Il va de soi qu'Eurofedop n'est pas seulement demandeur d'initiatives, mais entreprend elle aussi des actions pour apporter sa contribution au débat et plaide pour une coopération améliorée entre les systemes de soins de santé nationaux.
Ainsi, nous avons organisé un petit déjeuner de travail, au Parlement européen, au sujet de la Migration des professionnels de soins de santé. L'objectif principal de cette rencontre était la sensibilisation des membres parlementaires européens. Nous avons été ravis que votre DG ait également participé a cette initiative. D'autres themes mentionnés dans le document de consultation, comme l'e-Santé, sont traités par notre 'conseil professionnel Services de santé', qui se réunit au moins une fois par an et rassemble nos membres de syndicats de différents états membres de l'UE ou de pays candidats.
Pour des informations plus détaillées, veuillez visiter le site web www.eurofedop.org.
6. Investir dans le capital humain
10 % de la population active européenne travaille dans le secteur des soins de santé1. Eurofedop oeuvre pour un renforcement de l'investissement dans le plus grand capital de ce secteur : les travailleurs. Un tel investissement est d'autant plus nécessaire, compte tenu des changements démographiques auxquels la société européenne d'aujourd'hui est confrontée. Les résultats d'études montrent que la tendance actuellement visible a l'UE est que nous évoluerons vers une société avec un plus grand nombre de personnes âgées; des personnes qui auront besoin de soins de santé, mais est-ce qu'il y aura le personnel pour fournir ces soins ? Aussi, sur le plan pathologique, ce secteur est l'un des secteurs qui comportent le plus grand nombre de risques pour les travailleurs. Tant des problemes physiques (par ex. des infections, le SARM, le SIDA et des blessures par piqure d'aiguille) que des problemes psychologiques (l'épuisement) se produisent fréquemment dans ce secteur. Des lors, l'hygiene et la sécurité devraient etre considérées comme une tâche de premiere importance par le management des institutions. Nous nous rendons compte que la législation relative a ces problemes ne releve pas directement du domaine de ce document; mais des situations précaires se créent dans les hôpitaux de pays qui voient leurs professionnels de soins de santé compétents quitter le pays. Des lors, nous sommes d'avis que cette question est indirectement d'une grande pertinence pour ce processus de consultation et, comme fédération représentant ces professionnels, nous sentons le besoin d'y mettre a nouveau l'accent.
Les professionnels du secteur des soins de santé sont << des personnes dont l'activité a pour objet essentiel d'améliorer la santé >>

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Notes

1 Institut Ludwig Boltzmann pour la sociologie de la santé et de la médecine et l'Institut pour la sociologie, HUSO, Université de Vienne : 'Health of Healthcare workers' par Sonja Novak-Zezula.

2 Organisation mondiale de la Santé Le Rapport sur la santé dans le monde 2006 - Travailler ensemble pour la santé (Geneve : 2006) http://www.who.int/whr/2006/fr/index.html

Un marché unique européen pour les services ... Le CEDER et le PPE-DE discutent de l'ere 'apres-Bolkestein'
Bruxelles, le 08.02.2007

Le CEDER, le service d'étude du parti démocrate-chrétien flamand CD&V, a organisé, conjointement avec le groupe de travail Marché intérieur du PPE-DE, un séminaire au Parlement européen. Le séminaire était présidé par Marianne Thyssen (MPE) et avait pour theme un marché unique européen pour les services apres Bolkestein. Nous nous rappelons tous les vifs débats sur cette directive controversée. Aujourd'hui, apres avoir observé une période de rétablissement apres le débat, nous pouvons jeter un regard plus en profondeur sur la directive et examiner quelles en sont les implications concretes. En outre, il est temps de décider de l'avenir des services qui ont été laissés hors du champ d'application de la directive. Les services de santé et d'autres services sociaux ont été exclus du champ d'application de la directive sur les services. Néanmoins, ils font toujours l'objet de débat et ne sont certainement pas des domaines faciles a réguler de quelque maniere que ce soit sur le plan européen.

Pour éclairer la position de la Commission européenne, Jean Bergevin (DG Marché intérieur et services, chef d'unité E2) et Martin Frohn (DG Marché intérieur et services) ont participé au panel. On dit souvent que l'UE reste en arriere par rapport aux Etats-Unis en termes de productivité mais, d'apres Bergevin, on peut discuter de cela. Une chose claire, cependant, est que le taux de croissance a l'UE est inférieur a celui des États-Unis. << Nous devons assurer un bon marché intérieur pour les services >>, a-t-il déclaré. C'est beaucoup plus dur en Europe, pourtant, a cause de son marché fragmenté. La discussion d'un marché unique pour les services est extremement compliquée, car les services sont intangibles et hétérogenes. Il a expliqué qu'en 2007, la Commission proposera une directive élargie de transparence sur les services afin de disposer d'un meilleur instrument de régulation. Martin Frohn a relevé que la législation sur les services est supposée de créer un processus dynamique dans les états membres. Les modifications décidées au niveau européen doivent etre mises en oeuvre au niveau de l'état membre et doivent etre continuellement supervisées pour en assurer la compatibilité.

A part des commentaires politiques, le Dr. Piet Van Nuffel a fourni des éclaircissements sur les aspects légaux concernant la directive sur les services. Piet Van Nuffel travaille pour la Cour européenne de Justice et a expliqué dans son discours les tendances qui se dessinent actuellement dans la législation relative au Marché intérieur.

La loi nationale est habituellement considérée comme un obstacle a la libre circulation. D'abord, la Cour identifie s'il y a effectivement un probleme, une barriere. En deuxieme lieu, elle examine s'il y a une alternative, qui requiert moins de restrictions. Dans la plupart des cas, c'est la protection de l'intéret public qui est en danger ou non. Il revient a l'État membre d'indiquer le niveau de protection de la santé publique, la Cour doit décider si une certaine plainte est justifiée ou non. Les choses se compliquent avec les services qui ont été exclus de la directive sur les services. En ce qui concerne les services de santé, le seul instrument dont dispose la Cour est le Traité. Piet Van Nuffel a également mentionné les difficultés dites de << tourisme médical >> qui se posent suite a la mobilité accrue des patients. Suite a ces tendances, des problemes préoccupants se créent dans le domaine du remboursement, de la sécurité sociale et de la diversité des hôpitaux et des systemes de soins de santé a travers l'Europe.

Finalement, Günter Danner (Plateforme européenne des institutions de protection sociale) a expliqué le débat sur les services a partir de 5 themes : 1) compétence de l'UE, 2) comment les états membres réagissent-ils a la nouvelle situation dans le domaine de la législation sociale, 3) droits des patients (par ex. délais excessifs, ...), 4) dialogue scientifique transfrontalier (dans quelle mesure les hôpitaux dans les différents états membres arrivent-ils a répondre aux exigences modernes) et 5) la réalité socioéconomique. D'apres M. Danner, il faut absolument avoir un vif débat.

Jo Van Deurzen, président du parti CD&V, a terminé la discussion en relevant qu'il est important de tendre vers la réalisation d'un marché intérieur unique pour les services, mais les aspects sociaux et le caractere particulier de certains services ne peuvent etre oubliés.

 

Quel avenir pour les Services de santé ? Réunion de la commission parlementaire sur l'Emploi et les affaires sociales, le 24.01.2007 a Bruxelles

Au Parlement européen, il y a 20 commissions parlementaires qui se composent d'entre 25 et 78 Membres du Parlement européen (MPE). Les commissions disposent d'un président, d'un bureau et d'un secrétariat et se réunissent une ou deux fois par mois, pendant la semaine dite 'semaine des commissions'. La commission parlementaire qui s'occupe de l'emploi et des affaires sociales s'appelle 'la commission EMPL'. Elle rédige, amende et adopte des propositions législatives et des rapports d'initiative. Pour Eurofedop, il est important de suivre de pres ce qui se passe dans la commission EMPL et de maintenir les contacts avec cette commission. Le 24 janvier, Eurofedop a assisté a une session de la commission EMPL au Parlement européen. L'un des points a l'ordre du jour était l'impact et les conséquences de l'exclusion des Services de santé de la 'Directive sur les services'. Les MPE étaient invités a échanger des vues sur le projet d'avis de la commission EMPL. Le rapport sur l'avenir des services de santé est difficile parce qu'il concerne un domaine politique qui est régulé au niveau de l'État membre. Néanmoins, tout le monde est d'accord que nous devons tendre vers de meilleures conditions et valeurs, pour que la situation du patient (et des travailleurs !) puisse s'améliorer. Milan Cabrnoch (MPE, groupe PPE-DE) a souligné l'importance de meilleures réglementations pour les soins de santé transfrontaliers. Il regrette que les services de santé aient été exclus du champ d'application de la Directive sur les services. La mobilité des patients et des professionnels des soins de santé s'accompagne souvent de pas mal de problemes administratifs et financiers. En réponse a ce commentaire, des remarques critiques ont été exprimées, surtout de la part des groupes PSE et Verts. Ria Oomen-Ruijten (MPE, groupe PPE-DE) a aussi fait part de l'hésitation qu'elle éprouve lorqu'on parle de l'inclusion/exclusion des services de santé dans/de la Directive sur les services. Elle a néanmoins mis l'accent sur le caractere spécifique des services de santé et a appelé a une plus grande coopération entre les régions en la matiere.
Anne Van Lancker (MPE, groupe PSE) a également relevé le caractere particulier des services de santé. 'Les patients ne sont pas simplement des consommateurs', a-t-elle dit. Finalement, Jean Lambert (MPE, groupe Verts) a exprimé des soucis par rapport au personnel des soins de santé. Elle a souligné que ce personnel est un facteur extremement important et ne peut etre oublié lorsqu'on parle d'un 'cadre communautaire pour les services de santé'.
Eurofedop
Eurofedop a introduit une réaction au document de consultation publié par la Commission européenne. Ce document traite principalement de la mobilité des patients et des soins de santé transfrontaliers. Au cours de cette année, nous saurons quels sont les résultats de ce processus de consultation et quel est l'avis de la Commission lorsqu'il s'agit de l'établissement d'un cadre communautaire pour les services de santé.
Nous entretenons également des contacts étroits avec plusieurs MPE qui ont montré de l'intéret pour la matiere. Pendant un déjeuner de travail, nous avons constaté que ce sont surtout les MPE de nouveaux états membres qui se préoccupent de la migration de travailleurs des soins de santé. A l'heure actuelle, nous étudions comment nous pouvons donner un suivi a ce déjeuner de travail et sommes toujours en quete de nouvelles voies pour contribuer a l'avenir des services de santé en Europe.

Nouvelles tendances de la politique du travail
Tallinn (Estonie), 20.12.2006

Lors d'un séminaire organisé par ETÖK, le centre estonien pour les questions relatives au travail, et l'EVVI, les participants ont été d'accord pour affirmer que le petit pays de l'Estonie se porte bien en termes économiques. Il vit une croissance considérable et sa politique d'innovation est un succes.
L'économie du pays croît sans cesse. Son PNB s'est accru de 11,3% dans le troisieme trimestre de 2006 (Bureau des Statistiques d'Estonie http://www.stat.ee/183078). Le taux de chômage a diminué de façon significative au cours des dernieres années. Selon la méthodologie de l'OIT, il était de 14% en 2001 et de 5,1% en 2006. Évidemment, il y a différentes manieres de mesurer et de définir le chômage, et tous les sans-emploi ne sont pas enregistrés, mais il faut conclure que le pays vit une période de croissance, a ce jour ou la restructuration économique atteint un point final. Cependant, il était également intéressant de noter que différentes générations avaient des vues quelque peu différentes.
Patrick Rang, membre du Conseil d'ETÖK, a fait une présentation enthousiaste sur le succes économique en Estonie et a déclaré que le niveau de vie y a cru énormément. Bien qu'il ait également relevé les différences régionales (Tallinn versus les zones rurales) et la tendance qui existe chez les travailleurs de certains secteurs pour quitter le pays et déménager vers d'autres parties de l'UE (en premier lieu la Finlande), en général, il a été tres positif.
En réaction a cette présentation, Henn Pärn, médiateur public, a nuancé les remarques faites précédemment en posant que le pays pourrait faire beaucoup mieux qu'il ne fait actuellement. << En répétant éternellement que les choses vont bien dans le pays, on peut démoraliser la société >>, a dit Henn Pärn.
Malgré la croissance économique, il y a encore beaucoup de choses qui ne vont pas bien du tout et certains éprouvent des difficultés pour s'adapter aux changements actuels et a la vitesse des réformes.
Nouvelles tendances de la politique du travail
Le séminaire a considéré les nouvelles tendances de la politique du travail, en se concentrant explicitement sur la situation en Estonie. Mart Laar, ancien Premier Ministre et actuellement engagé dans une campagne pour les nouvelles élections législatives, a expliqué ce que l'on entend exactement par ces nouvelles tendances du travail. Il a décrit la situation en Estonie en évoquant les tendances qui se manifestent actuellement dans un contexte international plus large comme la globalisation et la << fuite des cerveaux >>. En ce qui concerne le débat sur la 'flexicurité', il a souligné qu'il est surtout important de définir précisément le 'niveau de sécurité'. Plusieurs aspects y jouent un rôle et pas seulement le monétaire. En outre, il a évoqué l'importance de préparer un certain 'plan B' pour l'Estonie. En d'autres mots, maintenant que les choses vont bien, le pays devrait << en stocker les fruits >> pour se préparer a des temps peut-etre moins avantageux qui vont venir, ainsi Mart Laar.
D'autres orateurs clés ont été Marko Pomerants, Membre du Parlement et ancien Ministre des Affaires sociales, Kadri Jäätma, expert éminent du Bureau du marché du travail de l'Estonie, et Katri Targama, Chef d'unité de la Fondation pour la formation tout au long de la vie et le développement des ressources humaines.
<< Les syndicats devraient etre a l'avant-garde du dialogue social >>
En vue d'offrir une perspective européenne aux participants, trois orateurs avaient été invités. Tout d'abord, Femke Beumer a expliqué le fonctionnement de la Fédération européenne du personnel des services publics (EUROFEDOP), dont le siege se situe a Bruxelles. Cette fédération regroupe plus de 50 syndicats qui représentent les personnels des services publics. Ses activités consistent entre autres a suivre étroitement les tendances de la politique du travail en Europe et a tenir au courant ses membres des derniers développements et de la législation qui doit etre mise en oeuvre sur le plan national.

Kristien Van der Gucht, du syndicat belge ACV, a fait une présentation sur le Dialogue social européen. << Dans les pays ou il y a de la représentation syndicale, les employeurs peuvent plus facilement etre stimulés a tenir compte de normes sociales et environnementales. Les consultations sociales peuvent certainement avoir un effet positif, tant pour la clientele que pour les employeurs et les travailleurs. >>, a-t-elle dit. Elle a aussi relevé la nécessité d'un meilleur investissement dans le plus grand capital qui existe, le capital humain.
En dernier lieu, Steve Gillan du POA, syndicat qui représente les gardiens de prison (et d'autres personnels pénitentiaires) au RU, a fait une présentation saisissante sur la liberté syndicale au RU. Le délégué a été tres critique sur la législation syndicale au RU. Apres une lutte acharnée pendant plusieurs années pour obtenir le droit a la greve, le POA, ayant annoncé une action de greve (non autorisée), a failli devoir comparaître devant le tribunal. En matiere de flexibilité, les choses sont claires pour le délégué du POA : cela veut dire essentiellement que le travailleur fait comme l'employeur souhaite. Le partenariat social est absolument nécessaire et doit etre tripartite. Les accords conclus en matiere de congé de maternité et de paternité et de formation tout au long de la vie en Europe sont des exemples de pas dans la bonne direction. Des organisations comme Eurofedop offrent aux pays comme l'Estonie et le RU une chance d'apprendre l'un de l'autre. A l'heure actuelle, ou des services (sociaux) sont privatisés partout, il est important de faire front et de faire entendre sa voix.

Mart Laar, Anne Taklaja

Partenariat social en Estonie
Du temps de l'Union soviétique, il n'y avait pas de véritables organisations des travailleurs. Apres l'indépendance, des syndicats ont commencé a se former mais, jusqu'a aujourd'hui, ils éprouvent des difficultés pour se trouver des regles et structures propres. Entre-temps les employeurs se sont employés a protéger leurs propres droits et le rôle du gouvernement n'a pas été clair. Anne Taklaja a posé qu'aujourd'hui, les gens craignent toujours un peu d'adhérer a un syndicat. Henn Pärn y a ajouté que les syndicats doivent réfléchir a
1.la coopération entre 3 partenaires,
2.de nouvelles structures et
3.les ressources financieres.
Cependant, il a également posé que la réforme d'un systeme ancien est beaucoup plus dur que de commencer quelque chose de nouveau. Il a conclu que << L'État seul ne s'en occupera pas; les employeurs et les travailleurs doivent le faire ensemble >>.

La Police et l'intégration en Europe
Bucarest (Roumanie), 14-16.12.2006

Les 14, 15 et 16 décembre, un séminaire du syndicat roumain de la Police et du Personnel contractuel (SNPPC) s'est tenu a Bucarest. Le débat qui s'est développé avec la participation d'experts de l'Europe et de responsables de la Direction de la Police en Roumanie, a porté sur la façon dont la communication entre les employeurs et les travailleurs du secteur de la police peut etre mieux organisée en Roumanie. Un autre sujet a été le rôle de la police dans la surveillance des frontieres extérieures de l'UE. Bert Van Caelenberg a parlé de l'Acquis communautaire et du fonctionnement pratique dans les nouveaux états membres.

Un délégué de la représentation permanente de la Roumanie a Bruxelles a parlé des résultats des négociations dans le domaine de la justice et de la sécurité. Le professeur Pavel Abraham, président de l'Agence nationale anti-drogue de la Roumanie, a plaidé pour une officialisation de la concertation entre employeurs et travailleurs de la Police en Roumanie. Les collegues de l'ACP (Pays-Bas), Evert Terpstra et Jan van den Houten, lui ont exprimé leur soutien dans cela.

Dans la planification de nos actions pour 2007, il faut tenir compte des souhaits formulés par les participants. Ainsi ils ont souhaité etre mieux informés de themes supplémentaires comme (1) comment il faut négocier, (2) comment le dialogue social peut contribuer au progres social, (3) la gestion des conflits et (4) comment agir de maniere éthique. L'élaboration d'une campagne pour améliorer l'image du corps policier et de ses travailleurs s'impose aussi en Roumanie.

Réunion du comité de dialogue social européen pour les Administrations locales et régionales
Bruxelles (Centre Borschette), 29.11.2006

Le 29 novembre, le comité de dialogue social européen pour les Administrations locales et régionales s'est réuni a Bruxelles. Pour Eurofedop, Kristien Van der Gucht (Belgique), Alzbeta Broszova (Slovaquie) et Alain Mazeau (France) ont été présents.
Les comptes rendus de la réunion précédente (31.01.2006) et des réunions de groupes de travail ont été approuvés.
Déclaration commune
Le CCRE et l'EPSU ont rédigé une déclaration commune sur le dialogue social, qui a fait l'objet d'une discussion au cours de la réunion. Quoique la déclaration fut claire, on a constaté que des difficultés existent pour son application dans chaque état membre individuel. Il y avait de la confusion sur la signification concrete du texte.
Le livre vert sur le droit du travail
Paul Cullen de l'Unité du droit du travail, DG EMPL, Commission européenne, a fait une présentation sur la modernisation du droit du travail. Il a donné des informations sur les activités récentes et prochaines de la Commission européenne et a présenté le Livre vert sur le droit du travail. Le débat sur la 'flexicurité' et la 'conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale' doit etre mené avec une intensité encore plus grande dans le secteur local.
Le président a suggéré de travailler en groupes séparés employeurs et travailleurs et puis de se réunir ensemble. Les employeurs ont déclaré qu'il ne devrait pas y avoir trop de législation venant de l'Europe, puisque la situation differe sensiblement d'état membre en état membre. Les employeurs des pays nordiques (Danemark, Finlande et Norvege) ont été d'accord qu'il doit y avoir une certaine intervention de l'Europe, mais ont admis qu'ils craignent une augmentation des normes sans cesse, jusqu'a ce que la plus haute norme soit atteinte. Les employeurs réagissent positivement a l'adaptation du temps de travail.
Un probleme qui réapparaît partout dans le secteur local en Europe est celui de la situation avantageuse des travailleurs contractuels par rapport aux travailleurs statutaires. La question est de savoir comment cela peut etre évité et comment l'emploi statutaire peut etre promu.
En outre, on a relevé que tres peu de place est réservée, dans le livre vert, aux travailleurs des services publics. La derniere version mentionne bien les conventions collectives, mais pas plus que ça.

Conclusion groupes de travail
Le Livre vert est un bon point de départ, mais il y a des doutes sur le résultat final. Le probleme est que des décisions doivent etre prises dans un proche avenir, alors que tant les employeurs que les travailleurs indiquent avoir besoin de plus de temps. Quoiqu'il en soit, tout le monde est pour le livre vert, car l'Europe a besoin d'une voix pour répondre aux développements dans le reste du monde (Chine, USA, etc.).
Conclusions
Les employeurs et les travailleurs essaieront d'atteindre un accord sur l'application du livre vert dans le secteur des administrations locales. La réponse doit etre une réponse commune, car alors l'impact sera plus grand et l'application effective plus probable.
Les membres sont encouragés a prendre connaissance du contenu du livre vert. L'EPSU attend une réponse de toutes ses organisations. Eurofedop peut discuter du livre vert, lors de son conseil professionnel le 01.03.2007, avant la session pléniere le 27.04.2007.
Un bureau journalier sera convoqué (a l'initiative de l'EPSU ?) en février. A cette occasion, un groupe de travail sera érigé, qui traitera spécialement de ce sujet.
Dates en 2007
Égalité de genre, groupe de travail le 6 février.
Session pléniere le 27 avril.
Étude conjointe le 30 mai.
Livre vert les 1-2 mars.