Rapport séminaire IEAP “Dialogue social européen et Administration publique”
Maastricht, les 20 et 21 septembre 2004


Le dialogue social européen, qui est basé sur les articles 138-139 du traité CE, a conduit à l’adoption de plusieurs directives fondées sur des “accords-cadres” conclus par les partenaires sociaux et ensuite transformés en actes législatifs européens, qui touchent également le personnel employé par les Etats employeurs.
Or, malgré cet impact sur l’administration publique, les pouvoirs publics généralement compétents en matière de conditions de travail des agents publics ne sont pas impliqués dans les négociations en vue de la conclusion d’accords et de directives.
Le débat actuel soulève un certain nombre de questions quant à la représentativité des syndicats dans le secteur de l’administration publique, la création éventuelle d’un secteur de l’administration publique spécifique pour le dialogue social européen, et la mise en place d’une plate-forme de représentation des Etats membres dans ce dialogue.
Cette conférence a cherché à éclairer ce débat en donnant une vision précise de la base juridique du dialogue social européen et de son mode de fonctionnement; du rôle de la Commission européenne dans ce domaine; de la façon dont les travailleurs d’une part, et les employeurs d’autre part, sont (ne sont pas) représentés dans le forum de négociations; et enfin des stratégies adoptées par certains Etats membres de l’Union pour pouvoir influer sur le processus avant l’adoption des actes législatifs. Eurofedop était représentée à la conférence, non seulement par son Secrétaire général, Bert Van Caelenberg, mais aussi par le Vice-président Luc Hamelinck (CCSP) et un certain nombre de représentants des syndicats affiliés.
Pendant l’introduction, François Ziegler (DG emploi et affaires sociales, direction dialogue social et droits sociaux) a donné une description du contexte institutionnel du dialogue social européen. Ensuite, il a donné un aperçu des communications de la Commission relatives à ce thème, dont il faut citer en premier lieu la COM(2004)557 final “Partenariat pour le changement dans une Europe élargie - Renforcer la contribution du dialogue social européen”. Dans son discours, Monsieur Ziegler a également renvoyé à l’importance des études sur la représentativité et il a annoncé une étude de continuation qui sera effectuée sur l’administration publique dans les 10 nouveaux états membres.
Dans une deuxième partie, le débat s’est concentré sur la création du comité sectoriel “Administrations locales et régionales”. Après que des discours ont été prononcés de la part des employeurs et des travailleurs, une discussion a été menée sur les résultats et les attentes par rapport à ce comité. Il est apparu que, puisque le comité ne date que depuis le début de cette année (janvier 2004), beaucoup de résultats n’ont pas encore pu être réalisés. M. Robert Polet (IEAP), ayant pris l’initiative de ce séminaire, a ensuite parlé de “L’importance du dialogue social pour les administrations centrales et sa valeur ajoutée au niveau européen”.
Le séminaire a continué en donnant la parole aux syndicats et aux employeurs nationaux. Au nom des syndicats, les collègues d’Eurofedop Marcela Gatciova (SLOVES), Willy Russ (DBB), Leodolfo Bettencourt (STE) et Geza Agg (KSS) ont présenté les pratiques comme celles-ci existent dans leur pays. Pour les employeurs, une intervention intéressante a été faite par Dominique Lacambre de la France. Il s’est associé à la position exprimée par le STE en déclarant que le personnel du service public est déjà touché par un certain nombre de règles européennes, ce qui rend nécessaire une réaction rapide.

 

Les ministres de la fonction publique, et les sessions régulières informelles qu’ils organisent, ont un rôle de premier plan à jouer ici. Si nous avons confiance en la fonction publique, nous serons aussi tenus d’utiliser tous les instruments disponibles. Un dialogue social européen qui veut être plus qu’un simple groupe de parole, serait alors utile et désirable, ainsi cet employeur français.
Au nom de la présidence néerlandaise, Nico van Dam du Conseil pour la politique du personnel de la fonction publique a ensuite expliqué comment le règlement du dialogue social se réalise actuellement dans le secteur public aux Pays-Bas.
La problématique de la représentation des employeurs a été le thème suivant. Une solution proposée a été de faire représenter les employeurs via le CEEP. Mais la majorité n’a pas adhéré à ce scénario “non-réaliste”. La décision finale incombera aux ministres de la fonction publique qui pourraient confier la tâche de la représentation des employeurs à leurs directeurs généraux.
M. Pochet (Observatoire Social Européen) avait été invité à tirer ses conclusions des interventions faites au cours du séminaire. D’abord, il a dit que la définition d’un “périmètre” dans lequel un comité peut opérer, imposera toujours des limites à l’action de ce comité. Le principe de la subsidiarité joue un rôle important dans l’administration publique. Un élément positif est peut-être, selon M. Pochet, qu’il y a partout un employeur, aussi après l’élargissement. Les thèmes dont on s’occupe doivent avoir une dimension européenne et on pourrait chercher de nouveaux thèmes (par ex. le stress). En ce qui concerne la représentativité, Pochet a conclu que le problème est surtout un problème de représentation. Il a renvoyé à la différence entre “représentativité” et “représentation” et a souligné qu’il est bon de demander un mandat, mais il faut aussi savoir ce qu’on va faire de ce mandat. Chercher des résultats directs a peu de sens. Il s’agit d’acquérir des compétences et d’accroître la confiance, avec le temps qui passe, dans un processus dynamique. Peut-être il faut aussi faire appel à des experts externes (IEAP) pour développer une vraie vision. M. Pochet a été très critique des résultats du Dialogue Social Européen. La plupart des “accords” restent dans les généralités. Une étude récente a révélé que les comités européens existants se focalisent surtout sur des points telles la législation, la modernisation et la compétitivité.
Au nom de l’IEAP, M. Polet a terminé la réunion par les conclusions suivantes :
- les employeurs des services publics sont aussi les législateurs, ce qui est unique dans la structure de concertation du dialogue social,
- si nous désirons voir les travailleurs du service public comme les travailleurs du secteur privé, il faut aussi y inclure les droits syndicaux,
- la Commission Européenne n’est pas restée neutre (par ex. l’élargissement) et a aussi imposé des règles aux administrations publiques,
- par les contacts dans la Troïka et les groupes de travail, les nouveaux états membres peuvent faire un tas de nouvelles expériences.

Parlement européen (21-09-04)
Les mesures anti-terroristes sont bien intégrées mais les Etats doivent coopérer davantage, selon le coordinateur anti-terrorisme de l'UE

"Le risque d'attaques terroristes en Europe reste élevé", selon M. Gijs De Vries, coordinateur anti-terrorisme de l'Union européenne, qui a débattu de la question mardi avec les députés et des représentants des Parlements nationaux. Une coopération plus étroite entre les Etats membres est essentielle dans la lutte contre le terrorisme et, estime-t-il en outre, les efforts doivent être entrepris pour exécuter les décisions qui ont été prises. Un autre expert de sécurité nationale, M. Peter Schaar, s'est quant à lui exprimé au sujet de la protection des données personnelles.
M. De Vries a énuméré les grands points d'un plan d'action européen contre le terrorisme lors d'une audition organisée par la commission des Libertés publiques: la lutte contre le terrorisme, la protection des données personnelles, le recours aux technologies biométriques et la coopération policière. "Le terrorisme représente une menace sérieuse pour la sécurité en Europe", a affirmé M. De Vries, ce qui a incité Javier Solana à élaborer une stratégie européenne de sécurité et le Conseil un Centre de renseignement commun. M. De Vries a exhorté l'UE à soutenir les pays tiers dans la lutte contre le terrorisme: "le terrorisme est un phénomène qui doit être combattu au niveau international. Il ne faut cependant pas perdre de vue que la responsabilité première de cette lutte incombe aux Etats membres".
Les députés ont mis en avant les problèmes qui existent dans la coopération avec les Etats-Unis dans des cas tels que les normes de protection des données personnelles. La mise en oeuvre de ces mesures s'avère complexe. M. De Vries reconnaît que l'exécution de certaines décisions - telle que celles concernant le blanchissement d'argent - s'est fait attendre. Evoquant le massacre de Beslan, M. De Vries a souligné que les terroristes recourent désormais à des méthodes de plus en plus brutales.

 

"Personne n'avait prévu une telle flambée de violence", a-t-il déclaré, avant d'insister auprès des députés que la question du terrorisme figurait bien à l'agenda de chaque Conseil européen. Toutefois, la lutte contre le terrorisme, réaffirme-t-il, incombe non seulement à l'UE mais aussi aux Etats membres. Enfin, M. De Vries considère "injustifiées" les craintes selon lesquelles les droits fondamentaux seraient violés sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme: "les Droits de l'Homme sont une valeur centrale de l'UE ; ils nous guident dans nos décisions et nos relations avec les pays tiers".
La deuxième partie de l'audition a été consacrée à M. Peter SCHAAR, président du groupe de travail consultatif pour la protection des données et de la vie privée, connu sous le nom de "Groupe de Travail Article 29". Il a identifié trois problèmes potentiels liés à la protection des données personnelles: le transfert des données des passagers de vols aériens aux autorités américaines, le stockage des données de télécommunications et l'insertion d'éléments biométriques dans les visas et les passeports. Sur ce dernier point, M. Schaar a expliqué que, selon le US Department of Homeland Security, les passeports munis d'une puce électronique contenant des données personnelles pouvaient être lus à une distance de vingt mètres, à l'insu du porteur du passeport. Du point de vue de la protection des données, cette possibilité pose un sérieux problème.
22.09.2004 Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures
Président : Jean-Louis BOURLANGES (PPE-DE, F)

European Security on a Crossroads
16-17.09.2004, Luxembourg (Centre Jean Monnet)

Pour les hommes et femmes qui s’engagent dans le travail syndical, il est d’une grande importance qu’ils connaissent et comprennent les rapports juridiques, organisationnels et futurs dans le cadre de l’intégration européenne. Cela vaut tout en particulier pour les délégués syndicaux des services de sécurité.
La politique nationale et européenne ne peut se soustraire à la tâche de garantir la sécurité intérieure et extérieure. Elle doit mettre à disposition les moyens nécessaires et, lorsqu’il s’agit de la coopération entre les services policiers au delà des frontières, offrir une protection nette aux agents policiers qui participent à l’action.

Hermann Feiner, Chairman of the Trade Council Police (Germany)
Dr. H. Pirker, European expert immigration and asylum policy (Austria)
Pim Gooijers, Chairman of the Trade Council Defence (The Netherlands)


Si, finalement, la sécurité des citoyens peut être garantie, dépendra en premier lieu d’un nombre suffisant de personnels employés, de perspectives sociales et professionnelles appropriées pour tous les collaborateurs et du support technique disponible. Les conseils professionnels Police/Union Européenne de la Police (EPU, European Police Union) et Défense d’EUROFEDOP appellent le monde politique à renoncer aux restrictions futures dans le domaine de la sécurité et à renforcer massivement les moyens actuels.
Pour que le travail syndical soit efficace, et arrive à son but, un grand engagement dans les affaires sociales et une connaissance étendue des rapports internationaux sont requises. Cette conférence de professionnels dans le domaine de la sécurité a sans aucun doute contribué à un plus grand élargissement de cette connaissance. Pour les participants, il est important qu’ils emportent cette connaissance, e.a. sur la nécessité de l’action syndicale européenne, dans leur action au niveau national et que, finalement, cette conférence ait contribué à une meilleure connaissance de la manière de travailler de l’Union Européenne.

Bert Van Caelenberg, Secretary General of Eurofedop




 


Jérôme Glorie, Director General, Prevention, Ministry of the Interior (Belgium)
Pim Gooijers, Chairman of the Trade Council Defence (The Netherlands)

Mag. Peter Gridling - EUROPOL Den Haag (The Netherlands)

Extra Info:

- Signature de la déclaration d'intention sur la force européenne de gendarmerie

- Gijs de Vries sur les mesures anti-terroristes

Signature de la déclaration d'intention sur la force européenne de gendarmerie
Noordwijk (NL), 16-17.09.2004

Les ministres de la Défense français, italien, espagnol, portugais et néerlandais ont signé aujourd’hui une déclaration d’intention en vue de la création d’une force européenne de gendarmerie (FEG). Cette signature a eu lieu au cours de la réunion informelle des ministres de la Défense de l’Union européenne, à Noordwijk, aux Pays-Bas.
La force européenne de gendarmerie est une force de police ayant un statut militaire. Bien que la FEG puisse exécuter tout l’éventail des missions de police, elle est particulièrement bien adaptée aux interventions pendant ou immédiatement après une action militaire en vue de maintenir l’ordre public et la sécurité, ainsi qu’aux situations dans lesquelles les forces de police locales ne sont pas (suffisamment) disponibles. La FEG est une force d’intervention rapide capable également de participer à la lutte contre la criminalité organisée et de protéger les participants des missions civiles. La FEG est une unité multinationale qui est mise à la disposition, non seulement de l'UE, mais aussi de l'ONU, de l'OSCE et de l'OTAN. C’est Madame Alliot-Marie, ministre française de la Défense, qui a pris l’initiative de la création de la FEG en 2003. La mise en place du quartier général est prévue à Vicenza (Italie) en 2005. La FEG devrait être opérationnelle à la fin de 2005.

Dutch Defence Minister Henk Kamp,
Secretary-General Javier Solana,
French Defence Minister Michle Alliot-Marie,
German Defence Minister Peter Struck.


Après la séance de signature, M. Henk Kamp, ministre néerlandais de la Défense, s’est déclaré ravi que ce fait marquant ait eu lieu à Noordwijk. Il s’est dit convaincu que cette force constituerait un lien important entre les forces militaires et la police civile.

UGL - Les services publics rassemblés à Rome
Rome (Italie), le 07.09.2004

Les président(e)s des différents secteurs ont discuté des problèmes d’organisation et d’actualité syndicale auxquels doivent faire face les services publics en Italie. Les élections sociales s’approchent et requièrent, comme en Autriche, l’engagement total des militants et des dirigeants syndicaux.




 

Le secrétaire général d’Eurofedop, Bert Van Caelenberg, a donné des informations sur les activités passées et s’est attardé sur les résultats positifs de la présidence irlandaise en ce qui concerne le dialogue social. Il a aussi présenté ses félicitations pour l’engagement avant et durant la présidence italienne. Renata Polverini (admise au Bureau d’Eurofedop) y a joué un grand rôle à partir de son expérience au Comité Economique et Social Européen. Des mots d’appréciation ont aussi été exprimés à l’égard des collègues d’Eurofedop e.a. de la CCOD/CCSP. Par leur expertise, ces collègues ont apporté une grande contribution à la formation de leurs collègues syndicalistes italiens.
Durant cette année de travail, les collègues italiens participeront aux sessions à venir et se rendront à Bruxelles pour une visite d’étude. Tout cela doit permettre aux responsables nationaux de l’UGL de participer à 100 % et à bref terme au maintien et au renforcement du Dialogue Social Européen.

News from TRANSFAIR
Journée d’action nationale « 23 septembre »

Empêcher le démantèlement du service public et de la Suisse sociale
Avec cet objectif, les principales associations du secteur public organisent en commun, indépendamment des organisations faîtières, une journée d’action le 23 septembre 2004.
TRANSFAIR s’associera à cette journée, en collaboration avec d’autres associations, avec ses propres actions. Les indications relatives à « qui, comment et où » seront régulièrement annoncées dans le journal du syndicat, sur le site Internet ou par courier. Avec ces diverses activités, un Manifeste commun veut gagner l’adhésion du public aux demandes du service public.
Initiative populaire
« Services postaux pour tous » :
texte soumis au vote
Modification de la Constitution fédérale Art. 92 al. 3 (nouveau) et 4 (nouveau)


3. La Confédération garanti un service postal universel répondant aux besoins et aux attentes de la population et de l’économie. La réalisation de cet objectif requiert un réseau d’offices de poste qui couvre l’ensemble du pays. La Confédération veille à ce que les communes soient associées aux décisions relatives au réseau des offices de poste.
4. Les coûts occasionnés par le service postal universel qui ne sont couverts ni par les recettes des services réservés ni par les redevance de concession sont pris en charge par la Confédération.
www.transfair.ch

La Confédération Suisse supprime 5'000 emplois – Y a-t-il malgré tout des perspectives?

Les programmes d’allègement provoqueront jusqu’en 2011 une suppression de 5'000 postes au sein de l’administration de la Confédération Suisse. Cela correspond à une réduction de quelque quinze pour cent de l’effectif actuel du personnel. Y aura-t-il des licenciements en masse ou existe-t-il des perspectives ?
Lors des débats parlementaires sur le programme d’allègement, il était clairement ressorti que le personnel ne devrait pas être épargné. Au contraire, il doit même fournir une contribution plus que proportionnelle aux économies. Cependant, une réduction des salaires n’était pas au centre des discussions mais bien une suppression de postes de travail (« postes »).
La suppression en chiffres
Dans le cadre du programme d’allègement, le Parlement Suisse a décidé une suppression linéaire de 3,5 pour cent dans le domaine du personnel.
Avec un autre programme d’allègement, la réduction ne doit plus être linéaire, mais sur la base d’une planification de renonciation à certaines tâches. Mais la politique a négligé de fixer les tâches et les prestations étatiques devant être supprimées. La patate chaude fut refilée au Conseil fédéral et à l’administration.


Le personnel est le plus touché par les suppressions linéaires. D’un côté le personnel peut craindre la perte d’emplois. De l’autre côté ces mêmes tâches sont à réaliser avec moins de personnel.
Epreuve de vérité

Au cours d’environ sept ans, quelque 5'000 postes devront être supprimés; c’est un défi impressionnant et une épreuve de vérité pour toutes les personnes englobées dans ce processus.
Pas seulement supprimer, mais transformer !
La Confédération Suisse et les partenaires sociaux ne veulent pas accepter la diminution sans réagir : Ils ont établi, à l’attention du Conseil fédéral, un concept global „Transformation avec des perspectives“ pour l’ensemble de l’administration de la Confédération Suisse.

16e Conférence de Coopération Syndicale en Europe
Vienne (Autriche), 07-09.05.2004

Du 7 au 9 mai, Eurofedop a participé à la 16e Conférence sur la Coopération Syndicale en Europe à Vienne (Autriche). La conférence qui avait pour thème “La coopération syndicale et le dialogue en Europe après l’adhésion des nouveaux pays membres” a été organisée par le Centre Autrichien pour l’Education des Travailleurs (ÖZA), avec le soutien de la Commission Européenne et du Centre Européen pour les Travailleurs (EZA).



Karl Klein

Karl Klein, Vice-Président de la Fédération Syndicale Autrichienne, a ouvert la conférence et a souhaité la bienvenue aux participants qui ont représenté 24 pays différents. Il s’est félicité de l’occasion offerte par cette conférence pour renforcer la coopération syndicale en Europe après l’élargissement et a souligné que le Dialogue Social est capable de faire disparaître toutes les angoisses qui se sont formées en Europe de l’Est par le passé.



Othmar Karas

La première présentation a été faite par le Mag. Othmar Karas, Membre du Parlement Européen, sur le thème “Aprés l’adhésion et avant les élections européennes”. Un article en résumé de cette présentation peut se retrouver au lien www.kgze.org. Des informations plus larges sur ce Membre du Parlement d’Autriche peuvent se retrouver au lien www.othmar-karas.at.


Othmar Karas, Bert Van Caelenberg

Ensuite, le Dr. Rudolf Stroheimer, membre du Cabinet Prodi, Commission Européenne, a fait rapport de “Quelles possibilités les partenaires sociaux ont-ils de participer aux efforts de rendre le processus d’intégration supportable au niveau social ?”
Pendant cette conférence de trois jours, le projet EZA pour l’Europe Centrale et Orientale a été pour la première fois évalué au moyen de différents rapports présentés par les pays participants sur la situation dans leur pays.

VIIème AGORA européenne de la santé
Paris, 27.05.2004
“Des ressources humaines pour la santé: une perspective européenne”

Conclusions du discours de Bert Van Caelenberg, Fédération Européenne du Personnel des Services Publics (Eurofedop)
1) Les hôpitaux ont pour "core business" de fournir des soins. Le facteur principal est la personne qui fournit les soins.
2) Améliorer la qualité des soins et satisfaire à une demande croissante = recruter plus de personnel, éviter qu'un trop grand nombre de membres du personnel abandonne le service et investir dans une formation permanente = améliorer les conditions de travail du personnel.
3) Pour satisfaire à une demande croissante de soins, plus de personnel est nécessaire. Des campagnes isolées ne suffisent pas. Le recrutement, le maintien et la sortie de personnel ne peuvent être vus séparément. Des éléments d'entrée sont parfois, sous une forme négative, à l'origine des sorties.
4) La haute pression de travail et la flexibilité inflexible dans cette profession sont parmi les principales raisons de départs de personnel. Car la flexibilité devrait aussi impliquer qu'un travailleur/une travailleuse puisse prendre du temps pour sa vie privée et puisse prendre ses propres responsabilités pour la détermination de son schéma de travail.
5) Une possibilité de réduire la pression de travail du personnel infirmier et de garantir la qualité des soins aux patients consiste à réduire ou à déplacer les tâches administratives et les autres tâches accessoires, de sorte que le personnel puisse consacrer un maximum de temps aux patients.
6) En outre, les perspectives de carrière, tant pour les nouveaux travailleurs que pour le personnel plus expérimenté, devraient être plus attractives. Il est important que les gens aient le sentiment que leur fonction ait des perspectives d'avenir, entre autres par la formation permanente.
7) Les inconvénients physiques qui mènent à des départs anticipés, devraient, dans ce secteur avant tous les autres, être limités au minimum par l'introduction de nouveaux instruments de travail.
8) Un bon dialogue social et un accompagnement individualisé peuvent beaucoup contribuer à éviter la frustration, le stress non nécessaire et le burnout.
9) Un dialogue au niveau européen pourrait apporter une contribution positive à la discussion autour du recrutement et du maintien du personnel. Un dialogue où Eurofedop veut être l'un des partenaires.

Eurofedop dit adieu à deux monuments au Conseil de l’Europe
Strasbourg, 29.05.2004

Au cours de la session de printemps du Conseil de l’Europe (26 avril-30 avril 2004), Eurofedop a dit adieu à deux de ses plus appréciés collaborateurs au Conseil de l’Europe.
Ainsi Eurofedop a exprimé sa reconnaissance, par la bouche de son Secrétaire Général Bert Van Caelenberg, et en présence de son représentant permanent au Conseil de l’Europe Johan Vermeire, à Monsieur Hans De Jonge, directeur des relations extérieures auprès du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.



Bert Van Caelenberg, Hans De Jonge


Dans son discours, le Secrétaire Général Bert Van Caelenberg a loué le professionnalisme et le charisme de Monsieur De Jonge et a surtout mentionné l’esprit merveilleux de coopération dont a témoigné Monsieur De Jonge, pendant beaucoup d’années, envers le groupe ONG en général et Eurofedop en particulier.

Bert Van Caelenberg, Victor Bolley


En outre, nous avons dit adieu à notre cher ami, Monsieur Victor Bolley, représentant permanent au Conseil de l’Europe pour Eurofedop depuis 1974.
Nous avons loué et apprécié et, surtout, mis en exergue l’engagement désintéressé avec lequel il a représenté, à de multiples occasions, Eurofedop.
Après l’offre de cadeaux, cette petite cérémonie à Strasbourg a été conclue par un déjeuner bien apprécié.
Eurofedop remercie tout sincèrement ces deux collaborateurs et présente ses meilleurs souhaits à Hans De Jonge et à Victor Bolley.

Communiqué de presse: CESI • Eurofedop • PPE-DE
Strasbourg, 31.03.2004
L’Elargissement de l’UE : les syndicats contribuent au renforcement des administrations publiques des pays adhérents

Echange de vues entre M. Elmar Brok, membre du Parlement européen (CDU/PPE-DE),
M. Peter Heesen, Président du Syndicat des Fonctionnaires Allemands (DBB) et
M. Fritz Neugebauer, Président du Syndicat autrichien des Services Publics (GÖD).

Le 31 mars 2004, M. Elmar Brok, Président de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen (CDU/PPE-DE), M. Peter Heesen, Président du Syndicat des Fonctionnaires Allemands (dbb beamtenbund und tarifunion) et M. Fritz Neugebauer, Président du Syndicat autrichien des Services Publics (Gewerkschaft Öffentlicher Dienst), ont eu un échange de vues sur l’élargissement de l’Union européenne.
Le rapport du M. Elmar Brok, rapporteur général, adopté le 11 mars 2004 par le Parlement européen sur l’état de préparation des dix pays qui adhéreront à l’Union européenne le 1er mai 2004 a servi de toile de fond à ce débat.
Le rapport de M. Brok indique que l’acquis communautaire a, en grande partie, déjà été transposé dans les dix futurs Etats membres. Toutefois, des lacunes sont encore à signaler dans les administrations et le fonctionnement des systèmes judiciaires n’est pas encore pleinement satisfaisant. La corruption, largement répandue dans les futurs Etats membres, constitue un autre problème majeur. M. Brok souligne « qu’il faut lutter contre ce fléau qui gangrène les travaux de reconstruction, les investissements extérieurs ainsi que l’accroissement de la prospérité ». Il ajoute que « cette tâche incombe tant aux futurs Etats membres qu’aux membres actuels de l’Union européenne ».


Fritz Neugebauer, Bert Van Caelenberg, Jacques Santer

S’agissant des syndicats des pays adhérents, tous ont salué la contribution positive apportée par les organisations de travailleurs à la reconstruction des sociétés « socialistes » du passé et à la mise en place des règles fondées sur le droit. MM. Heesen et Neugebauer ont confirmé que « c’étaient précisément les syndicats du secteur public qui soutenaient, dans la mesure de leurs moyens, la consolidation des administrations et de la justice ». La coopération très étroite entre les syndicats allemands et autrichiens avec leurs voisins de l’est a également été qualifiée d’élément réjouissant.


Helmut Müllers, Elmar Brok, Peter Heesen, Fritz Neugebauer,
Bert Van Caelenberg, Valerio Salvatore (CESI)

MM. Heesen et Neugebauer s’accordent à dire que « la diversité des syndicats dans les pays d’Europe centrale et orientale peut et doit servir d’exemple à la future Union élargie ». Les Présidents des syndicats déplorent que « jusqu’à aujourd’hui, une seule centrale syndicale représente les travailleurs de l’UE ». Ils ajoutent en outre que « les sociétés pluralistes en Europe devraient également se refléter dans un pluralisme syndical au niveau européen. Ainsi la place que méritent nos organisations faîtières européennes, à savoir la CESI et Eurofedop, se trouverait reconnue ».
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De plus amples renseignements peuvent être obtenus auprès des bureaux de presse suivants :
EPP-DE : Rupert Krietemeyer
tel +32-(0)475-80 86 00
e-mail: rkrietemeyer@europarl.eu.int
Eurofedop : Bert van Caelenberg
tel +32-(0)2-230 38 65
e-mail: bert.vancaelenberg@eurofedop.org
CESI : Jürgen Noack
tel +32-(0)2-282 18 76
e-mail: noack@cesi.org

Audition avec M. Stavros Dimas,
le Parlement Européen, le 30 mars 2004

Au cours d’une réunion extraordinaire au Parlement Européen, la Commission de l’Emploi et des Affaires Sociales du Parlement Européen a rencontré M. Stavros Dimas (Nea Demokratia, Grèce). M. Dimas remplace Mme Diamantopoulou à la tête de la Direction Générale Emploi et Affaires Sociales de la Commission Européenne. Pour Eurofedop, Bert Van Caelenberg, Secrétaire Général, a été présent.
M. Dimas a répondu à des questions d’ordre général et à des questions thématiques. En ce qui concerne le Dialogue Social Européen, il a déclaré: “La Commission suit attentivement l’évolution dans le domaine de la représentation, et la composition des comités de dialogue social est actualisée quand cela se justifie. Dans ce contexte, la Commission encourage une intégration efficace et très large des organisations des pays adhérents dans les structures de dialogue social européen, au niveau des entreprises et des secteurs. Elle accorde beaucoup d’attention à la représentativité des organisations des nouveaux pays”.

Plusieurs Membres Parlementaires Européens ont pris la parole et ont posé des questions supplémentaires. Par exemple, Madame Miet Smet a insisté auprès du nouveau Commissaire pour que celui-ci prenne des initiatives en vue de stimuler la réalisation de l’Europe Sociale. Eurofedop souscrit à cette demande et espère développer des relations constructives avec M. Dimas. Ainsi nous avons pris l’initiative de demander un entretien avec le nouveau Commissaire. Pendant cet entretien, le Bureau d’Eurofedop aimerait parler au Commissaire des problèmes spécifiques (e.a. la représentativité) du secteur public en Europe.
Pour plus d’info :
http://www.europa.eu.int