LA CMT POUR UN CHANGEMENT DE STRATÉGIES DES IFI

Du 21 au 23 octobre se sont réunis à Washington des dirigeants syndicaux de 92 organisations liées à la CMT et aux Global Unions pour interpeller au plus haut niveau la Banque mondiale et le FMI sur leurs politiques. Les débats se sont axés, entre autres, sur la privatisation, la réduction de la pauvreté, les réformes de l’architecture financière internationale, les normes internationales du travail et la réduction de la dette des pays du tiers monde.
Force est de constater qu’une telle rencontre est un élément important. En effet, les syndicats n’ont pas souvent l’occasion de rencontrer les missions du FMI/BM à ce niveau.
La CMT a pu d’emblée réaffirmer son souhait de voir le FMI et la Banque mondiale clarifier leurs objectifs, car un changement de stratégie est absolument nécessaire. Soyons clair, Au vu de l’ampleur de la crise sociale qui touche le monde entier, les IFI doivent admettre que leurs solutions n’ont pas été à la hauteur des espérances. Il est temps que le FMI et la BM adaptent leurs mesures au contexte réel mondial, qu’ils soient à l’écoute du Tiers-Monde et prennent en considération le problème des normes internationales du travail. La volonté d’intégrer dans les politiques du FMI et de la Banque mondiale une dimension centrée sur les droits des travailleurs doit être réelle.

CONTRE UN MODÈLE DE PRIVATISATION IMPOSÉ

Si les dirigeants syndicaux présents à Washington remettent en question les politiques du FMI et de la Banque Mondiale, ils ne le font pas sans raison. Les syndicats souhaitent que ces politiques soient débattues démocratiquement et garantissent l’accessibilité, la qualité et l’efficacité de ces services et qu’elles ne soient pas liées sur un modèle de privatisation imposé dans le monde entier. En outre, il est important que chaque acteur, que ce soit au niveau national ou international, assume sa responsabilité dans ces politiques qui génèrent l’exclusion sociale. Plus de démocratie, plus de transparence, plus de participation au sein des institutions de Bretton Woods, voilà, d’après les syndicats, autant de facteurs qui peuvent contribuer à améliorer la justice sociale. les IFI déclarent qu’il est important de privatiser pour casser le monopole de l’Etat. Estce la bonne solution, alors, de créer des monopoles privés ?


Situation des travailleurs dans les entreprises des télécommunications en Croatie et en Slovaquie

Les représentants au plus haut niveau des syndicats d'EUROFEDOP d'Allemagne (DPVKOM), de Slovaquie (SOZPT) et de Croatie (RSR HPT) se sont rencontrés le 15 mai 2002 à Bonn et y ont discuté de la situation des travailleurs dans les entreprises des télécommunications. Ils ont approuvé la résolution suivante :
1. Le dialogue social en Slovaquie crée du mécontentement auprès des travailleurs et des syndicats. En Croatie, il n’y a pas de dialogue social. Cela crée des problèmes inutiles dans les entreprises des télécommunications.
2. Chaque jour, l’inquiétude sur l’emploi et l’avenir social des travailleurs s’accroît dans les deux pays, suite aux infractions commises aux lois du travail et aux conventions collectives du travail. En Croatie et en Slovaquie, cela a aussi des conséquences défavorables pour l’image du Deutsche Telekom, qui est actionnaire majoritaire dans les deux pays.
3. En Slovaquie, il faut constater que beaucoup de travailleurs ont perdu leur travail après la reprise de la majorité par le Deutsche Telekom.

Cette tendance est suivie avec beaucoup d’inquiétude en Croatie, où la façon d’agir des représentants du Deutsche Telekom dans le management de l’entreprise Télécom croate (HT) est presqu’identique à la façon d’agir des représentants du DT dans le management de l’entreprise Télécom slovaque.
4. Les résultats d’entreprise vont de pis en pis et cela montre que le fonctionnement des organes administratifs de ces sociétés ne remplit pas les attentes. Les mauvais résultats mettent aussi en danger l’emploi et l’avenir social des travailleurs en Croatie et en Slovaquie.
Les syndicats insistent sur une amélioration de la situation en Croatie et en Slovaquie et exigent que le Deutsche Telekom donne son soutien à cela.

Jan Martinovic Jadranko Vehar Horst Sayffaerth
Président SOZPT Président RSR HPT Vice-Président DPVKOM


REUNION DE LA TROIKA DES DIRECTEURS GENERAUX RESPONSABLES DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE ET LES SYNDICATS
Madrid le 13 juin 2002

C’est pratiquement l’ensemble du Bureau journalier de l’EUROFEDOP qui prit part à la réunion de la TROIKA des Directeurs généraux responsables de l ‘Administration publique et les syndicats tenue à Madrid le 13 juin 2002 sous la présidence espagnole.
L’EPSU et l’USSP/CESI avaient également envoyé une forte délégation.
Un ordre du jour chargé et une information particulièrement dense ne laissaient que peu de temps au débat.
Les travaux furent essentiellement consacrés à la communication des RESOLUTIONS DES MINISTRES RESPONSABLES DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES ( RIOJA ), confirmant ainsi le programme d’actions des Directeurs généraux réunis à RIOJA les 27 et 28 mai 2002.
Ressources humaines
Les Ministres considèrent les ressources humaines comme l’axe de base de la modernisation des Administrations publiques et incitent les directeurs généraux à poursuivre leurs travaux, au sein du groupe « ressources humaines » en vue d’adapter les Services publics aux évolutions démographiques de nos sociétés et d’incorporer dans leur gestion les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Dans ce contexte, ils soulignent l’importance de la formation initiale et continue.
Services publics innovateurs
Les Ministres sont convaincus que la prestation des Services publics de qualité constitue l’un des piliers de base sur lesquels doit se fonder l’action des Administrations publiques européennes.
Ils encouragent l’organisation de la deuxième conférence européenne de qualité dans les Administrations publiques qui se déroulera à Copenhague en octobre 2002.
Ils demandent aux directeurs généraux de prévoir une périodicité régulière pour ce type d’action.
Ils estiment nécessaire de définir un Cadre Commun d’Evaluation (CAF) visant à améliorer la qualité et chargent les directeurs généraux de sa mise en œuvre.
Ils soutiennent les travaux entrepris en ce domaine, plus particulièrement ceux visant à l’établissement d’un réseau européen de comparaison et d ‘évaluation (EBN ) de meilleures pratiques administratives.
Ils encouragent les initiatives visant à généraliser l’utilisation d’indicateurs de performance.
Administration électronique
Les Ministres s’engagent à mener les politiques en vue de l’établissement des Services publics électroniques pour 2005.
Ils poursuivront l’échange d’expériences dans les matières relatives à la réorganisation interne des Administrations publiques et réaffirment la nécessité d’une politique européenne cohérente dans le domaine de l’identification et de l’authentification électroniques.
Ils soulignent la nécessité de coordonner et de renforcer la participation des différents niveaux des Administrations publiques ( local, régional, national, européen ) et du secteur privé.
Qualité de la réglementation
Le rapport MANDELKERN formule une série de recommandations en vue d’améliorer la qualité de la réglementation, priorité pour le bon fonctionnement de l’Union dans la perspective de son élargissement.

Ils chargent le groupe Mandelkern de lui faire rapport régulièrement sur son plan d’action et sur les résultats de l’application des techniques pour la qualité de la négociation dans les états membres.
Elargissement de l’Union européenne
Le prochain élargissement de l’UE aura une incidence importante sur le développement des programmes de coopération.
Ils invitent les pays candidats à participer sous la présidence danoise à une réunion avec les Directeurs généraux.
Dialogue social
Soulignant l’importance du dialogue social, les Ministres encouragent les directeurs généraux à poursuivre les échanges d’information avec les organisations syndicales européennes, via les réunions mises sur pied par la TROIKA.
Ils demandent à la Commission d’achever l’étude sur les critères de représentativités des organisations syndicales au niveau de l’Union.
Domaines de travail prioritaires du groupe « ressources humaines ( Directeurs généraux) jusqu’au 31.12.2003
1. la réduction et la suppression des obstacles formels et informels à la libre-circulation entre les Administrations publiques des Etats membres (condition de nationalité, diplômes, reconnaissance de l’ancienneté et de l’expérience professionnelle ).
2. l’impact des nouvelles technologies de l’information et de la communication sur les besoins et la gestion des ressources humaines.
3. l’incidence de l’évolution démographique (vieillissement de la population) des Etats membres et de leur Fonction publique sur le marché du travail des administrations, qui aura des effets sur l’augmentation des prestations et la perte d’effectifs. Ce thème doit être mis en rapport avec l’étude des facteurs agissant sur l’attrait de l’emploi public et l’évolution des systèmes de rémunération liés au rendement .
4. les besoins en formation devront faire l’objet d’une attention particulière.
Les priorités de la présidence danoise
A l’agenda des priorités de la présidence danoise durant le second semestre 2002 :
- la deuxième conférence de qualité des services publics organisée à Copenhaghen du 2 au 4 octobre 2002
- la rédaction d’une nouvelle version du Cadre Commun d’évaluation (CAF) visant la qualité des services publics
- la définition d’une procédure de rapport simplifié pour la transmission des information relatives à « e-governement »
- en matière de gestion des ressources humaines l’intérêt se portera sur la question de la mobilité des travailleurs (la suppression des obstacles qui l’entravent) et les conséquences du vieillissement de la population active (l’incidence des évolutions démographiques sur les politiques de recrutement)
Une rencontre Troïka-organisations syndicales devrait avoir lieu en novembre 2002.
J-PD


Communiqué de presse
Union Européenne de la Police - EPU : la sécurité ne connaît pas de frontières
Luxembourg, 20—VI—2002

Le syndicat policier européen pose des exigences à la réunion du Conseil de l’Union Européenne à Séville
La pression de l’immigration, une pression qui va encore sensiblement s’accroître dans les années à venir, contraint l’Europe à réagir. En effet, un pilier essentiel de la politique d’immigration de l’UE sera la sécurité des frontières externes de l’Union qui est en train de s’élargir. Il s’agit d’une distribution des charges entre les frontières internes et externes de l’Union. Le point fort du travail policier doit être mis sur l’immigration illégale, d’autant plus que la criminalité organisée, en abusant de la situation de détresse sociale de gens, réalise des profits énormes avec l’immigration clandestine, la traite des êtres humains et le trafic des stupéfiants. Par ailleurs, le devoir de l’Europe est d’offrir un logement à tous ceux dont la vie est menacée.
L’Union Européenne de la Police se déclare favorable aux réformes des services policiers en Europe, pour autant que les syndicats comme représentants des gens auxquels ces réformes sont d’application, sont impliqués dans ce processus. Au cours de la dernière décennie, des réformes profondes ont été exécutées, surtout auprès des services policiers aux Pays-Bas, auprès de la police frontalière comme police fédérale en Allemagne et auprès des services policiers en Belgique. Surtout les agents de la police frontalière allemande ont été touchés par des déplacements en masse, jusqu’à 100 kilomètres de leur poste initial.

En France et en Autriche, des réformes de grande portée vont bientôt se produire ou sont déjà exécutées à la gendarmerie et à la police. Une condition essentielle de tous les efforts de réforme est cependant que les intérêts sociaux des fonctionnaires doivent être préservés. Cela exige l’engagement urgent des syndicats policiers. En tout cas, les réformes doivent apporter de la clarté en matière d’autorité et de compétences.
L’Union Européenne de la Police - l’EPU - réunit des syndicats policiers de treize états européens et fait partie de la Fédération Européenne du Personnel des Services Publics - EUROFEDOP - qui a son siège à Bruxelles, en Belgique. Le président de l’EPU est l’Autrichien Hermann Feiner, ses suppléants sont le Français Jean-Claude Delage et l’Allemand Knut Paul. Le secrétaire exécutif est le Néerlandais Wim Groeneweg.
Pour des renseignements supplémentaires, veuillez prendre contact avec :
1) Hermann Feiner, président de l’EPU; GÖD-Presse; Tél. N° : +43/1/534-54/233 ou
0664/501-39-56
2) Wim Groeneweg, ACP, Tél. N° : +31/33/495-28-88
3) Knut Paul, Bundesgrenzschutz-Verband, Tél. N° : +49/30/446-78-721
4) Jean-Claude Delage, Alliance, Tél. N° : +33/1/44-76-96-70
5) Bert Van Caelenberg, Secrétaire Général d’EUROFEDOP, Tél. N° : +32/2/230-38-65


REUNION SPECIALE AVEC LA BANQUE MONDIALE, LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL ET LA COMMISSION EUROPEENNE SUR LE REEXAMEN DES DOCUMENTS DE STRATEGIE DE REDUCTION DE LA PAUVRETE (DSRP)
MAISON ACP, LE 17 MAI 2002

Le but de la visite était de procéder à un échange de vues avec le Comité des ambassadeurs ACP et d'autres invités sur le faits nouveaux intervenus dans le réexamen des DSRP et d'autres programmes de réduction de la pauvreté.
La Banque mondiale et le FMI sont en train d'examiner les dispositifs des DSPR à la lumière des principaux résultats de leur processus interne de réexamen et des engagements pris lors de la récente Conférence de Monterrey sur le financement du développement.
Ainsi les représentants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire et de l’U.E. ont-ils exprimé leurs points de vue sur le sujet , lors de cette rencontre .
Ils ont reconnu qu’aujourd’hui, , deux ans après que la phase de consultation ait commencé , des résultats doivent être obtenus sur le terrain . Bien que l’UE ait apporté sonsoutien à cette stratégie, dès le démarrage, elle souhaite aussi faire un certain noimbre de remarques concernant sa mise en œuvre .
Les pays ACP voient ces programmes comme une éxigence supplémentaire à laquelle ils sont confrontés et à laquelle ils doivent réagir de manière adéquate, qu’ils le veuillent ou non. En qualité de représentant des agents du secteur public, Bert Van Caelenberg a fait référence aux mesures de réforme et de restriction qui sont imposées aux administrations nationales , par exemple, en Afrique .

Et ce, pendant que les mêmes acteurs, la Banque Mondiale et le Fonds monétaire , se plaignent que les donneurs ne sont pas suffisamment assurés que les projets seronts effectivement réalisés .
Quelle est l’utilise de faire des accords sur " la bonne gouvernance" et " les meilleures pratiques" à Monterrey si les pays en question n’ont pas même une administration de base ? Trop souvent, les pays qui veulent s’attaquer à la pauvreté et qui mobilisent les ressources de terrain dans leur propre pays en vue de cet objectif , constatent ensuite que l’aide qui leur était promise ne leur est pas accordée .
L’échange de vues était très intéressant pour toutes les parties présentes . En tant que délégué d’INFEDOP, je continue à me poser des questions , à l’instar du délégué de l’Union, sur l’évolution à venir des DRSP . Ils ne peuvent de venir de véritables instruments que si toutes les parties et en premier lieu la Banque mondiale et le Fonds monétaire et l’Union coordonnent leurs programmes . Mais qu’en est-il des donneurs ? Est-ce que leurs cultures changera également ? Ou le principe demeurera-t-il : le business d’abord ?


Comité Economique et Social :
Réunion le 11/04/2002 sur les "Services d’Intérêt Général"

Pour donner un suivi à son "Rapport à l’intention du Conseil Européen de Laeken" (Com(2001) 598), la Commission Européenne a demandé au Comité Economique et Social de rédiger un avis exploratoire sur les services d’intérêt général à l’Union Européenne.
Ensuite, le 11 avril dernier, Eurofedop a été l’une des organisations invitées à présenter son point de vue lors d’un groupe d’étude, organisé par le CES, qui a rassemblé des représentants des travailleurs, des employeurs et de la Commission Européenne. Puisque, quelques semaines auparavant, le 10e Congrès d’Eurofedop avait adopté des résolutions sur l’avenir des services publics, les délégués d’Eurofedop Bert Van Caelenberg, Wilhelm Gloss et Jean-Paul Devos étaient très bien équipés pour s’acquitter de leur tâche. Et bien que cette réunion soit moins institutionnalisée que par exemple la réunion de la "troïka des directeurs généraux", elle peut certainement être qualifiée de dialogue social.
Dans son avant-projet d’avis, le CES avait indiqué que "La mission des services d’intérêt général dans la vie quotidienne des citoyens leur confère une valeur propre au modèle social européen" et avait conclu que "la poursuite du processus d’intégration politique et économique au sein de l’Union Européenne suppose un ensemble de mesures".

Ces mesures sont e.a. le benchmarking, une coopération plus étroite, un statut légal bien défini et une nouvelle Directive cadre. Cette dernière en conformité avec l’exigence d’Eurofedop pour un cadre juridique solide.
Il y avait un consensus parmi les participants et ils ont presque tous donné leur accord sur les points relevés par la délégation d’Eurofedop. Seuls les représentants du transport en commun et de l’industrie de l’énergie ont toujours hésité devant les obligations du service universel. Finalement, le CES a lancé un appel pour que les travailleurs et leurs représentants soient consultés et puissent participer au processus de modernisation des services d’intérêt général.
En conclusion, cette réunion et l’avis final du CES devraient aider la Commission à déterminer les propositions qui devraient être soumises à la prochaine Conférence Intergouvernementale de 2004 et devraient aboutir à l’établissement d’une base plus solide aux services publics dans la loi communautaire. Tout document pertinent peut être obtenu au secrétariat d’Eurofedop. Pour plus d’information sur le Comité Economique et Social, veuillez consulter le website www.esc.eu.int.


Parlement Européen
Commission parlementaire de l’emploi et des affaires sociales

Le 14.01.2002, il s’est effectué une réaffectation de tous les membres du Parlement Européen, élus en 1999, qui remplissaient une fonction spécifique. Il s’agit de dix-sept présidences de commissions politiques et de quinze sièges au présidium.
La présidence de la commission parlementaire emploi et affaires sociales a été assignée, après des négociations difficiles entre les groupes, à Theo Bouwman (Groupe des Verts, Pays-Bas).

Maintenant il peut diriger la politique sociale du Parlement pendant deux ans et demi. Avant d’être élu membre au Parlement, Bouwman a travaillé dans un bureau de consultation sur l’introduction de nouvelles technologies dans les entreprises.
Désirez-vous savoir plus de Bouwman et de la composition complète de cette commission parlementaire ? Consultez : www.europarl.eu.int/committees/empl_home.htm


Le Congrès d'Eurofedop pour étudier les évolutions dans le service public

Depuis plusieurs années les services publics sont à la une de l'actualité. Corollaires des « Etats-providence » pendant plus de 50 ans, ils évoluent sous la poussée du courant libéra! qui anime désormais les politiques de tous les Etats.
Leur nécessité est même remise en question dans certains cas, leur efficacité est jugée insuffisante et tant les politiques qu'une partie de la population estiment leur coût excessif. L'appréciation dont ils font l' objet est celle qui prévaut dans le secteur marchand soumis aux lois de la concurrence et du meilleur rapport qualité/prix. Nous assistons dés lors à une marchandisation des services publics en perdant de vue leurs tâches spécifiques, notamment leur rôle social dans une société qui reste inégalitaire. Comparés sans cesse au secteur marchand, ils font l' objet de profondes transformations dictées par les méthodes de management en vigueur dans ce secteur. L'évolution en cours a, plusieurs fois déjà, démontré qu'elle ne servait pas les intérêts des citoyens.

Dans ce vaste mouvement. de transformation, quelle est la place des personnels qui sont chargés de faire fonctionner les services publics ? Sont-ils consultés sur les changements nécessaires ? Sont-ils associés activement aux nombreux audits décidés par les politiques ? Existe-t-il un véritable dialogue social entre les responsables des services publics et ceux qui sont chargés de les faire fonctionner ? Si cette question se pose au niveau de chaque pays, elle est aussi posée au niveau de l'Union européenne puisqu'un certain nombre de pratiques de fonctionnement des service.s et de politiques de personnel y sont discutées.
EUROFEDOP, organisation syndicale européenne des personnels des services publics, partisane d'un syndicalisme pluraliste et d'un dialogue ouvert avec les autorités, a décidé de consacrer son congrès à la discussion de ces différentes problématiques et prendra position à leur sujet.


EUROFEDOP se prépare aujourd’hui à son congrès de l’avenir en mars 2002 à Luxembourg

Vienne (OTS) - "La globalisation croissante est un processus important et positif qui contribue de façon décisive au déploiement de la personne humaine et de la société", disent le président de l’Eurofedop, le Belge Guy Rasneur, et le président de la GÖD, Fritz Neugebauer, en sa qualité de vice-président de Eurofedop, aujourd’hui dans une déclaration commune.
La structure internationale des grandes entreprises, qui est exclusivement orientée vers la réalisation du plus grand profit, met de plus en plus à l’épreuve l’existence des éléments essentiels de la vie humaine dans la politique, l’économie et la solidarité sociale dans la société.
En complément du rapprochement économique, qui permet le développement d’une croissance durable et écologique, les états et institutions supranationaux doivent créer de l’espace à la solidarité sociale. Vis-à-vis de la toute puissance de l’économie du marché, des règles claires doivent être posées. Le droit à la formation, aux soins de santé et au développement culturel ainsi que la sécurité garantie et l’accès libre à la justice, sont des éléments fondamentaux de la démocratie et de l’état de droit.

Aucune communauté ne peut se soustraire à la tâche de sauvegarder ces droits.
La Fédération Européenne du Personnel des Services Publics - Eurofedop - a été créée en 1967 à Vienne comme branche européenne de la Fédération Internationale du Personnel des Services Publics - Infedop -, l’organisation mondiale.
Aujourd’hui Eurofedop s’appuie sur un réseau efficace de 48 syndicats affiliés en Europe et participe activement au dialogue social européen. Lors de son 10e Congrès du 18 au 20 mars 2002, Eurofedop déterminera non seulement sa nouvelle stratégie pour l’avenir mais procédera aussi à l’élection de son nouveau Bureau.
Pour des informations supplémentaires :
Bert Van Caelenberg, secrétaire général
Rue Montoyer 39, B - 1000 Bruxelles
Tél : 0032-2-230.38.65
Hermann Feiner, porte-parole de la GÖD à la presse
Tél : 0043-1-534.54-233


CONGRÈS EUROFEDOP/ACOM
du 30 mai au 1 juin 2002

En coopération avec l’ACOM, le syndicat CNV de personnels militaires (Pays-Bas), l’ASBL Formation et Information organisera un congrès de trois jours sur le développement du dialogue social dans une Europe en voie d’intégration en ce qui concerne les services publics.
Ce thème central sera divisé en trois sousthèmes à partir desquels nous traiterons de la situation actuelle concernant le dialogue social dans les services publics à l’UE ainsi que du progrès réalisé dans le domaine du dialogue social sectoriel. Aujourd’hui, seulement dans les secteurs des Postes et des Télécoms, il est question de ce dialogue entre les organisations européennes des employeurs et les syndicats européens, dont EUROFEDOP. Il est évident que ce dialogue doit aussi se réaliser dans les autres secteurs des services publics.
Aujourd’hui, un autre thème de grande importance sont les développements futurs concernant la mise sur pied d’une Politique Européenne de Sécurité et de Défense. Comme on sait, une Identité Européenne de Défense doit se réaliser en 2003. Par rapport à cette affaire, plusieurs acteurs sont concernés et un grand rôle est joué par les positions et intérêts nationaux versus les positions et intérêts internationaux.

En outre, il est étonnant de devoir constater par rapport à cette affaire complexe, du moins du point de vue des syndicats du personnel de la défense de l’EUROFEDOP, que peu d’attention est donnée aux conditions relatives au personnel qui devront nécessairement accompagner la réalisation de cette identité européenne de défense.
Le troisième thème se rapporte à la problématique des droits fondamentaux du personnel des services publics dans les différents pays au sein de l’Union Européenne. En cette année 2002, c’est toujours une réalité que, dans certains pays de l’Europe, des groupes du personnel des services publics ne disposent pas de ces droits fondamentaux comme établis dans les articles 5 et 6 de la Charte Sociale Européenne (SCE). Dans une Europe démocratique, la vision de l’EUROFEDOP est que cela est inacceptable.
Lors de ce Congrès, la parole sera prise par des orateurs et experts tels que le Ministre de la Défense des Pays-Bas, des représentants des employeurs, des politiques (parlementaires nationaux et parlementaires européens), des fonctionnaires d’organisations internationales et des représentants syndicaux.