50 ans d’existence FCG
50 ans de Syndicalisme Chrétien en Autriche
Vienne (Autriche), le 14.10.2001

Lors du deuxième Congrès d’après-guerre du Syndicat Général d’Autriche (ÖGB), M. Erwin Altenburger, vice-président de l’ÖGB, a annoncé la création de la FCG (le groupe chrétien) en octobre 1951.
Le dimanche 14 octobre 2001, un grand nombre de membres et des invités étrangers sont venus pour célébrer les 50 ans d’existence à Vienne. Après avoir assisté à un service oecuménique, ils ont entendu les discours prononcés par le President de l’ÖGB, Fritz Verzetnitsch, et le Président actuel, Fritz Neugebauer.
Un mot spécial d’appréciation a été exprimé à l’égard des pionniers et ceux-ci ont encore donné un aperçu historique, surtout pour les jeunes dans la salle. Des pionniers comme le Dr. Robert Lichal et Rudolf Sommer ont aussi été parmi les co-fondateurs de l’Eurofedop en 1966 à Vienne. L’Eurofedop, représentée par son secrétaire général Bert van Caelenberg, a félicité la FCG et a souscrit à ses objectifs : la priorité à l’homme, la solidarité comme principe de vie, la subsidiarité comme principe de règlement, la prospérité nationale et mondiale via la coopération humaine.
Pendant les 50 ans à venir, nos efforts seront requis pour travailler pour la réalisation des nouvelles valeurs et de la justice qui sont si souvent ignorées par la société moderne.
Bert Van Caelenberg
secrétaire général Eurofedop



Congrès de la CMT bref rapport
Bucarest, 20-27.10.2001

Au cours du Congrès de la CMT à Bucarest, un contact s’est organisé entre les délégués régionaux de l’Infedop de l’Asie, de l’A
mérique Latine, de l’Afrique et de l’Europe.
Le président Guy Rasneur a remercié les collègues pour leur engagement et leurs activités dans les régions et leur participation active au Congrès.
Le secrétaire général Bert Van Caelenberg a donné des informations sur les activités futures de l’Infedop, e.a. le Congrès du 18-23.03.2002 et les sessions sectorielles au BIT à Genève en 2002.
Pour de plus amples informations sur le Congrès de la CMT, voir le website www.cmt-wcl.org.


DIALOGUE SOCIAL EN SERVICES PUBLICS
Etat de la question

Eurofedop est présente dans les comités de dialogue sectoriel des Télécoms et des Postes. Il faut noter que cette représentativité a été assurée par un accord avec UNI-EUROPA.
Pour les autres services publics, il n'y a pas à l'heure actuelle d'autres comités de dialogue sectoriel.
Il faut en effet savoir que les services publics visés (fédéraux, régionaux ou assimilés) constituent des champs d'activités impliquant directement les autorités politiques nationales et leurs prérogatives.
Il est donc nécessaire d'adopter à cet égard, une attitude syndicale pragmatique et réaliste. Elle vise l'instauration d'instances de dialogue social informelles, capables cependant de discuter des problématiques communes et d'en dégager des conclusions engageant suffisamment les différentes fonctions publiques nationales.
C'est la position adoptée par EUROFEDOP, tout comme par ailleurs par la F.S.E.S.P. (C.E.S.) et plus récemment par la branche "services publics" de C.E.S.I.
L'évolution favorable du "dialogue social" quant au principe même, suscite pas mal de remous au niveau des organisations syndicales qui veulent y participer. A cet égard il faut mettre en évidence la position de la F.S.E.S.P. (C.E.S.) qui estime être la seule organisation à pouvoir représenter l'ensemble du personnel des services publics, quels que soient les secteurs d'activité.
Par cette attitude, elle remet dès lors en cause les critères de représentativité définis par la Commission (cf. cadre).
Jusqu'à présent, et après plusieurs expériences de rapprochement avortées, EUROFEDOP estime que le pluralisme invoqué par la F.S.E.S.P. n'est qu'un pluralisme de façade.
Les rencontres,
- Lisbonne, 11.05.2000, Secrétaires d’état, Présidence portugaise,
- Strasbourg, 08.11.2000, Directeurs Généraux, Présidence française,
- Bruxelles, 14.11.2000, la Troïka, Présidence française,
- Bruxelles, 27.04.2001, la Troïka, Présidence suédoise,
- Bruges, 28.11.2001, la Troïka, Présidence belge, (cf. cadre),
nous permettent de croire que c'est la ligne du pluralisme syndical qui est adoptée par les D.G. (avec l'accord des différents Ministres).
Il en résulte que les prochains contacts devraient avoir lieu en présence de tous les interlocuteurs syndicaux F.S.E.S.P., EUROFEDOP et C.E.S.I. (U.S.S.P.), ce qui est l’avis de la Présidence espagnole.

Position du bureau EUROFEDOP

la ligne de conduite suivie jusqu'à présent est confirmée; celle-ci n'exclue toutefois pas d'avoir des contacts avec la F.S.E.S.P. ou avec la C.E.S. pour définir des synergies relatives à certaines problématiques qui seraient inscrites à l'agenda du dialogue social.
Fondement de la représentativité : cf. Commission (Com./1998/322 final) concernant l'institution de comités de dialogue sectoriel.
Les comités de dialogue sectoriel sont institués dans les secteurs dans lesquels les partenaires sociaux font conjointement la demande de participer à un dialogue social au niveau européen pour autant que ces organisations représentant les employeurs et les travailleurs répondent aux critères suivants :

Bert Van Caelenberg1) appartenir à des secteurs ou catégories spécifiques et être organisées au niveau européen;
2) être composées d'organisations elles-mêmes reconnues comme faisant partie intégrante des structures des partenaires sociaux des Etats membres et avoir la capacité de négocier des accords et être représentatives dans plusieurs Etats membres;
3) disposer de structures adéquates leur permettant de participer de manière efficace au processus de consultation.


Bert Van Caelenberg, Secrétaire Général


L’Europe par, pour et avec tous les citoyens

La Présidence Belge est une nouvelle chance de renforcer la dimension sociale de l’Europe et de souligner l’intérêt et le bon fonctionnement des services publics européens.
C’est pour cela que nous plaidons pour une Déclaration de Laeken qui soit suffisamment ambitieuse par rapport à la Charte des Droits Fondamentaux. Celle-ci doit recevoir une force contraignante et de préférence être incorporée dans les textes de base européens.
C’est pour cela que nous plaidons pour une élimination radicale de toutes les formes de pauvreté et d’exclusion sociale e.a. via l’établissement d’une norme de la pauvreté.
C’est pour cela que nous insistons sur une plus grande harmonisation sociale et fiscale. Les différences de réglementation entre les états membres sur le plan social et fiscal constituent en effet un facteur de concurrence de plus en plus inacceptable.
C’est pour cela que nous plaidons pour une libéralisation prudente de la poste, avec des garanties de l’emploi et d’un service de haute qualité pour tout le monde.
C’est pour cela que nous demandons à la Commission de proposer une directive-cadre pour déterminer les principes de base communautaires concernant les services d’intérêt général.
C’est pour cela que nous insistons auprès de la Commission qu’elle continue à élaborer le contenu du concept du service universel pour les services d’intérêt général, tout en tenant compte des développements technologiques et des développements sur le plan des besoins des consommateurs.
C’est pour cela que nous prions la Commission de préciser, suite au Conseil Européen de Nice, "le rapport entre le mode de financement de services d’intérêt économique général et l’application des règles de prise de mesures de soutien par les autorités publiques".
C’est pour cela que nous demandons qu’une ouverture contrôlée du marché de services d’intérêt général aille de pair avec les garanties nécessaires en matière de la qualité des services et des exigences à remplir sur le plan de la sécurité et de la protection de l’environnement.
Ceci n’est qu’une sélection de nos préoccupations pour rendre l’Europe plus sociale et offrir un service maximal aux citoyens européens. Si la présidence belge prend la bonne voie dans ces dossiers, sans doute il y aura de la raison pour de l’optimisme et de la satisfaction. Car alors, la présidence aura montré que l’Union Européenne est devenue de plus en plus une Union Européenne de, par et pour les gens.


 

 

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